Ce samedi 28 novembre lors de l’assemblée de la commission catholique nationale pour l’oecuménisme à Bruxelles, les orateurs des diverses confessions se sont succédés autour du thème du Crédo. Un souffle nouveau est venu d’un témoignage d’un jeune engagé dans le pèlerinage de la confiance de Taizé (et également doctorand en théologie) qui est venu partager très concrètement pourquoi Taizé valait la peine de s’y arrêter et comment cela nourrissait sa vie et celle de tant d’autres.
En fin de réunion, un autre appel a été lancé par le secrétaire de la commission pour l’œcuménisme à Malines-Bruxelles. Après avoir partagé quelques activités œcuméniques de l’an écoulé, il a proposé 5 défis à l’assemblée réunie.
Le 1er défi
serait de faire en sorte que l’œcuménisme n’arrive pas comme un fardeau en plus pour les responsables pastoraux mais comme un allègement de leur fardeau : pour ce faire - par exemple - proposons aux communautés chrétiennes de Belgique d’offrir un petit document à chaque baptisé chrétien en Belgique qui exprimerait ce qu’est le baptême de manière commune.
Le 2e défi
est celui de « retirer » du phénomène Taizé une parabole pour nous aujourd’hui et demain. Nous avons été capables de soutenir l’organisation des Frères l’an passé, mais comment avons-nous rebondi sur ces événements ? comment pourrions-nous aller plus loin avec ces jeunes qui étaient présents.
Le 3e défi
est de ne pas concentrer tout notre œcuménisme sur l’œcuménisme pour lui-même : n’est-il pas possible de s’attaquer ensemble aux questions de nos contemporains en y apportant l’approche de chacune de nos confessions et en y travaillant ensemble : Là on nous attend !
Le 4e défi
est celui de la prière commune régulière entre chrétiens pour l’unité que nous ne devons jamais oublier. N’est-il pas pensable que chaque lieu de culte en Belgique consacre un espace (de quelques cm2 à qqes m2… d’une icône ou un livre de prière à une chapelle d’unité) pour la prière pour l’unité car ce qui est invisible risque de disparaître non seulement de nos yeux mais aussi de nos vies
Le 5e défi
: pouvons-nous encore ignorer les moyens actuels de communication : sans une présence AJUSTÉE sur la toile, l’œcuménisme en Belgique ne pourra être vivant : ne serait-ce pas mettre un frein à la prière du Christ : ut unum sint : que tous soient Un ?
Et le secrétaire de la commission de l’archidiocèse de terminer sa prise de parole en souhaitant qu’en sortant de l’assemblée annuelle catholique pour l’œcuménisme, chacun des membres présents ne souhaite pas seulement à son voisin : « à l’an prochain » mais que nous ayons pu d’ici l’assemblée de l’an prochain, avoir avancé ensemble quant à ces 5 défis et pouvoir partager les pas que nous aurons accompli en ce sens.
Michel Rongvaux
Commission nationale pour l’Oecuménisme

