Le mercredi 7 octobre, la Pastorale des Jeunes a réuni les jeunes catholiques de Bruxelles à la cathédrale pour le Church Meetup. Au cœur de la soirée, une messe célébrée par Mgr Kockerols, évêque auxiliaire, qui les a invités à oser interpeller l’Église et à y prendre toute leur place.
La cathédrale de Bruxelles était bien remplie pour l’occasion. Le Church Meetup a été organisé cette année par la Pastorale des Jeunes avec deux groupes, Magis et les jeunes des Sources Vives. Il permet aux jeunes de la capitale de prier ensemble, puis de découvrir les nombreuses propositions qui s’adressent à eux. La soirée s’est ouverte par une messe animée en musique.
Le droit de Paul, le devoir de Pierre
Pour son homélie, Mgr Kockerols est parti de la lettre de saint Paul aux Galates. L’apôtre y raconte comment il s’est rendu auprès de Pierre, Jacques et Jean, les « colonnes » de l’Église, pour être confirmé dans sa mission. « C’est aussi pour cela que vous êtes ici ce soir », a souligné l’évêque, pour être, à leur tour, confirmés dans leur mission et envoyés.
Le même texte raconte un désaccord. À Antioche, Paul reproche à Pierre de changer d’attitude selon les personnes qui l’entourent. Mgr Kockerols en a tiré une leçon directe pour les jeunes : ils ont le droit de donner leur avis, de « secouer le cocotier ». « N’ayez pas peur des autres générations. N’ayez pas peur de votre curé », a-t-il lancé, ajoutant qu’ils ne devaient pas non plus avoir peur de leur évêque.
Mais à ce droit de Paul répond, selon lui, le devoir de Pierre : continuer à grandir dans la foi, avec humilité. Car la foi n’est pas un vernis ou un masque. Elle doit habiter peu à peu tous les aspects de la vie.
Prier, servir, ne pas rester seul
L’évêque a ensuite proposé trois chemins pour grandir.
Le premier est la prière. Dans l’évangile du jour, les disciples demandent à Jésus : « Seigneur, apprends-nous à prier. » C’est le signe que ce n’était pas évident pour eux, et que ça ne l’est pas davantage aujourd’hui. Mgr Kockerols a encouragé les jeunes à prier même sans en avoir envie, et à ouvrir leur cœur à Dieu tout au long de la journée : tôt le matin, le soir, dans le train ou le métro.
Le deuxième est le service. La seule consigne que les « colonnes » donnent à Paul est de ne pas oublier les pauvres.
Le troisième est la communion avec toute l’Église. « D’abord, ne restez pas seuls », a-t-il insisté. « Un chrétien seul est en danger de mort. » L’Église a besoin des jeunes, et les jeunes ont besoin de l’Église.
Prier, servir, chercher l’unité : ce sont les trois chemins confiés aux jeunes, pour que, selon les derniers mots de l’homélie, « le monde croie ».
Bénis, puis à la découverte des stands
À la fin de la messe, tous les jeunes qui exercent une responsabilité là où ils sont engagés ont reçu une bénédiction.
L’invitation à ne pas rester seul pouvait ensuite se concrétiser. Après la célébration, les participants ont parcouru des dizaines de stands. Ils ont pu y découvrir les groupes de jeunes de Bruxelles, des colocations chrétiennes ou encore des possibilités de bénévolat, avec la possibilité de les rejoindre. Le Vicariat de Bruxelles tenait lui aussi deux stands : l’un présentait ses différentes propositions, l’autre offrait des livres à ceux qui souhaitaient en emporter.