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Une Bible pour chacun : une récolte au service de nos frères et sœurs détenus

« … et vous êtes venus jusqu’à moi »
(Mt 25, 36)

Et si une Bible que vous n’utilisez plus deve­nait une source d’espérance pour une per­sonne déte­nue ?

À Bruxelles, les pri­sons sont de véri­tables car­re­fours mul­ti­cul­tu­rels où se côtoient des dizaines de cultures et de langues. Pour les aumô­niers catho­liques qui y accom­pagnent les per­sonnes déte­nues, chaque geste compte : un regard, un sou­rire, une écoute, une prière par­ta­gée. Autant de manières de témoi­gner de l’Évangile, dans un milieu où les condi­tions de vie sont sou­vent dif­fi­ciles et où les per­sonnes ont de nom­breuses ques­tions exis­ten­tielles.

Mais com­ment accé­der à la Parole de Dieu lorsqu’on ne sait lire ni le fran­çais ni le néer­lan­dais ? Pour que cha­cun puisse décou­vrir les Écri­tures dans une langue qu’il com­prend, l’aumônerie catho­lique des pri­sons de Bruxelles lance une récolte de Bibles et de Nou­veaux Tes­ta­ments en langues étran­gères.

Comment participer ?

Le lan­ce­ment de cette action aura lieu les 28 et 29 novembre 2026, pre­mier week-end de l’Avent, dans plu­sieurs paroisses bruxel­loises.

Vous avez chez vous une Bible ou un Nou­veau Tes­ta­ment en langue étran­gère dont vous n’avez plus l’usage ? Ou vous sou­hai­tez en ache­ter un pour l’occasion ? Dépo­sez-le dans le car­ton ou le panier pré­vu à cet effet dans l’un des lieux de col­lecte par­ti­ci­pants.

Toutes les langues sont les bien­ve­nues ! Les aumô­niers dis­posent déjà de nom­breux exem­plaires en fran­çais et en néer­lan­dais, mais les Bibles et Nou­veaux Tes­ta­ments dans toutes les autres langues sont en pénu­rie. Ils recherchent par­ti­cu­liè­re­ment des édi­tions en alba­nais, anglais, espa­gnol, ita­lien, polo­nais, por­tu­gais, rou­main et russe.

Par ce geste simple, vous contri­buez à rendre la Parole de Dieu acces­sible à des per­sonnes qui en ont besoin et à leur offrir un che­min de ren­contre avec un Dieu qui aime, par­donne et espère en cha­cun.

« … et vous êtes venus jusqu’à moi »

Ce pro­jet s’inscrit dans une démarche plus large de sen­si­bi­li­sa­tion à la mis­sion de l’aumônerie car­cé­rale. À la suite du Christ, les aumô­niers vont à la ren­contre des per­sonnes déte­nues, leur offrent une écoute et les accom­pagnent dans leur che­mi­ne­ment spi­ri­tuel. Ils nous rap­pellent que chaque per­sonne, quelle que soit son his­toire, porte en elle une richesse et une digni­té qui méritent d’être recon­nues.

Vous sou­hai­tez aller plus loin ? Vous pou­vez éga­le­ment sou­te­nir finan­ciè­re­ment la mis­sion des aumô­ne­ries en pri­son ou décou­vrir com­ment deve­nir béné­vole auprès des per­sonnes déte­nues.

Soutenir financièrement l’aumônerie carcérale

Vos dons contri­buent notam­ment à la for­ma­tion des aumô­niers, à l’achat de maté­riel litur­gique, aux pro­jets pas­to­raux et à la pré­pa­ra­tion des colis de Noël et de Pâques.

  • Compte ban­caire : Centre inter­dio­cé­sain – BE06 7340 1936 2522
  • Com­mu­ni­ca­tion : Pour aumô­ne­rie géné­rale KPL 5401

Décou­vrir la mis­sion de l’aumônerie et s’engager

Mer­ci pour votre géné­ro­si­té et votre enga­ge­ment fra­ter­nel !

ET VOUS ÊTES VENUS JUSQU’À MOI

C’est connu, les pri­sons belges sont en crise. La réin­ser­tion ne suit pas. Beau­coup en sortent avec encore plus de dif­fi­cul­tés.

Ce n’est pas un secret : le monde car­cé­ral est violent. La jus­tice y est par­fois injuste et les condi­tions de vie, dif­fi­ciles. Bref, cet endroit manque d’humanité.

Envoyés par l’Église et dans la Joie de l’Évangile, les aumô­niers de pri­sons assurent une écoute auprès des per­sonnes déte­nues, mais sans jamais oublier les vic­times, les familles et toutes les souf­frances liées à ce qui a conduit à l’incarcération.

Et vous êtes venus jusqu’à moi… À la suite du Christ, nous croyons que la pré­sence pour l’autre est notre plus belle manière de mettre un peu d’humanité dans ce milieu fer­mé et dur. Nous croyons qu’un regard relève, qu’une écoute active apaise et que prier ensemble nous per­met de tou­cher à une trans­cen­dance qui sauve. Nous croyons que l’autre nous évan­gé­lise avec ce qu’il ou elle a à nous par­ta­ger.

Et vous êtes venus jusqu’à moi… comme nous venons vers vous à pré­sent, avec en nous les voix de celles et ceux que nous ren­con­trons en pri­son. Des voix qui ne demandent qu’à être enten­dues. Des voix qui, comme vous, sont visi­tées inté­rieu­re­ment par la Parole de Dieu… pour autant qu’elle leur soit acces­sible. Les Saintes Écri­tures per­mettent de faire l’expérience d’un Dieu qui aime, d’un Dieu qui par­donne… d’un Dieu qui attend notre retour vers lui parce qu’il a le bon­heur à nous offrir.

Et vous êtes venus jusqu’à moi… alors l’aumônier va à la ren­contre de l’autre ! Il y découvre le Christ qui est pré­sent en cha­cun de nous… Et quelle richesse inté­rieure !

Cer­tains racontent :

« Quand mon papa est décé­dé, je n’arrivais pas à prier pour lui. J’en ai par­lé à une per­sonne déte­nue qui connaît bien le deuil. C’est grâce à elle que j’ai com­pris que j’étais en colère, et que cette colère m’éloignait de la prière »

« Quand j’ai com­men­cé, j’avais des entre­tiens avec un homme qui pleu­rait beau­coup. Il était là pour une très longue peine. Un jour, sans rai­son, cet homme a séché ses larmes et une joie s’est ins­tal­lée en lui. Rien n’avait pour­tant chan­gé, mais il était main­te­nant accom­pa­gné par le Sei­gneur. Être témoin de cela m’a don­né le sen­ti­ment d’avoir tou­ché un peu plus au mys­tère de la Résur­rec­tion. »

« Oui, les per­sonnes déte­nues sont venues jusqu’à moi, m’ont tra­vaillé au corps et au cœur, parce que leur vul­né­ra­bi­li­té, m’a rejoint au plus pro­fond de mon cœur, alors oui, moi aus­si j’ai été rejoint ».


Des­sin réa­li­sé par une per­sonne déte­nue

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