Pour l’Avent, Caritas Secours a conçu un calendrier qui imprime, à côté de l’Évangile et d’un texte du pape Léon XIV, la parole de personnes ayant traversé la précarité. Avant même le premier dimanche de l’Avent, tous les exemplaires sont déjà partis. Cinq projets de solidarité bruxellois y sont mis à l’honneur.
Une page par jour, du 29 novembre au 24 décembre. Sur chacune d’elles, le calendrier de l’Avent de Caritas Secours réunit quatre éléments. Le premier est une phrase de l’Évangile du jour, accompagnée d’une illustration. Elle est volontairement simple, pour que les enfants puissent la colorier. Vient ensuite un extrait de Dilexi te. Chaque page présente aussi un projet de solidarité, avec un QR code qui mène directement à l’association. Enfin, elle donne une parole d’espérance : la phrase d’une personne qui a vécu ou traverse une période difficile.
C’est sur ce dernier élément qu’insiste Charles Athar, directeur de Caritas Secours francophone et germanophone. « Sur chaque page, la parole d’une personne qui a connu la précarité est imprimée à côté de l’Évangile et du texte du pape, avec le même poids. »
Des paroles laissées telles quelles
Ces paroles ont été recueillies dans les groupes Fratelli tutti, qui partagent la Parole de Dieu avec les plus démunis. Elles n’ont été ni réécrites ni embellies. « Elles ne sont pas de nous, et nous n’y avons pas touché, ni la syntaxe, ni les hésitations », souligne Charles Athar. C’est ce qui le touche le plus personnellement dans le projet.
Le directeur fait le lien avec le texte du pape : « Dans Dilexi te, le pape demande de se laisser évangéliser par les pauvres ; la mise en page du calendrier essaie de prendre cette phrase au sérieux. »
Un objet qu’on accroche et qu’on emporte
Le papier est au cœur du projet. « C’est un objet qu’on accroche, qu’on colorie, qu’on emporte, et qui rejoint des personnes qui ne sont pas en ligne », explique Charles Athar. « Le circuit paroissial fonctionne avec des objets, pas avec des liens. »
Le calendrier a été pensé pour tous. L’équipe vise particulièrement les groupes de parole, la catéchèse des enfants comme des adultes, les aumôneries, les visiteurs de malades et les maisons de repos, « partout où une page par jour peut ouvrir un échange ».
Aujourd’hui, tous les calendriers sont déjà partis. Caritas Secours prévoit aussi une version numérique. Elle sera téléchargeable en PDF, et des déclinaisons pour les réseaux sociaux sont en préparation.
Cinq projets bruxellois à découvrir
Vingt-cinq projets partenaires se succèdent au fil des jours, en rotation entre les cinq diocèses et vicariats francophones. Le 24 décembre renvoie à l’ensemble d’entre eux, avant une page consacrée à Noël.
À Bruxelles, les cinq projets mis à l’honneur sont tous portés par Diaconia :
- l’Entraide Boetendael, à Uccle
- Télé Sainte-Anne, à Koekelberg
- l’Entraide de Saint-Gilles
- la Maison Alliance de Miséricorde, à Forest
- l’Éveil à la charité des Sources Vives, à Uccle-Ixelles
Pour Charles Athar, c’est aussi une manière de faire en sorte que la pauvreté cesse d’être une abstraction. Les associations présentées travaillent à quelques rues de chez le lecteur, et un QR code suffit pour aller les voir. Son souhait, pour ces vingt-six jours : que les lecteurs « entendent une voix qu’on n’entend presque jamais ».