Drongen 2026 : les responsables pastoraux de Bruxelles au travail sur le document de Mgr Terlinden

Les 17 et 18 mai, les responsables pastoraux de Bruxelles se sont retrouvés à Drongen. Le chanoine Tony Frison, vicaire épiscopal pour Bruxelles, et son adjointe Marie-Françoise Boveroulle y avaient réuni les RUP, leurs homologues néerlandophones (VPE) ainsi qu’un groupe de prêtres responsables de communautés linguistiques diverses. Cette année, le rendez-vous avait un objet précis : le document de travail « Vous serez mes témoins », publié par Mgr Terlinden, et la manière de le faire vivre sur le terrain.

Un document pour passer des principes à la pratique

En introduction, Tony Frison a rappelé que cette session s’inscrit dans la suite de celles de 2024 et 2025, vingt ans après la lettre du cardinal De Kesel. La question n’est plus seulement de restructurer les structures, mais de se concentrer sur la mission. Mgr Terlinden a ensuite présenté le document qu’il a voulu ancré dans les Actes des apôtres. Ce qui l’habite, c’est moins l’élaboration de nouveaux principes que leur traduction concrète sur le terrain. « Il n’y a rien de nouveau depuis la Pentecôte », a-t-il dit. « C’est l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous surprend. » Il a insisté sur trois pôles indissociables : le message, ceux qui l’annoncent, et ceux à qui il s’adresse. Annoncer l’Évangile suppose d’être proche des destinataires, de se laisser accueillir par eux, d’accepter que les pauvres nous évangélisent aussi.

Se positionner face à sa mission

La présentation de l’archevêque a été suivie d’un premier temps de conversation dans l’Esprit. En petits groupes, les participants ont été invités à se situer face à leur propre mission en prenant appui sur deux textes : Actes 1,8 et un extrait du document de travail rappelant que « le missionnaire est d’abord celui qui prend conscience du travail de l’Esprit, en lui mais aussi dans les autres. » Trois questions guidaient les échanges : quel mot ou quelle expression touche mon cœur aujourd’hui ? Quels passages du document font brûler mon cœur, comme les disciples d’Emmaüs ? Et quels éléments méritent d’être approfondis pour une Église missionnaire ? Des remontées en plénum ont ensuite permis de partager ce qui avait résonné dans les groupes.

Les surprises de Dieu : quatre témoignages

Le lundi soir, quatre agents pastoraux ont partagé leur propre chemin. Une responsable d’unité pastorale qui a dit non deux fois avant d’accepter sa fonction. Un prêtre qui a appris, d’un pèlerinage à Compostelle, à ne jamais refuser une invitation. Un autre envoyé servir la communauté ukrainienne en Belgique, qui a reçu autant qu’il donnait. Un spiritain qui ne pensait pas devenir prêtre, et qui a entendu lors d’une retraite cette phrase sur Jonas : « Dieu finit toujours par nous retrouver sur le chemin qu’on a choisi pour l’éviter. » Personne n’était là où il avait prévu d’être. Et tous ont trouvé, dans cet écart, quelque chose qui ressemblait à une grâce.

Comment faire travailler le document localement ?

Le mardi matin a été consacré à une question pratique : comment impliquer les fidèles dans chaque unité pastorale ? Les échanges ont fait remonter plusieurs pistes, petits groupes thématiques, lecture estivale du document, assemblées par doyenné, consultation des personnes plus discrètes. Quelques participants ont pointé la longueur du document comme un défi réel. Une conviction est revenue dans plusieurs groupes : il ne s’agit pas de produire des réponses, mais de mettre des gens en mouvement. Le processus compte autant que le résultat.

Le document de travail est disponible ici.

Il est également possible de l’écouter en podcast ici.