Questionnaire pour le synode des Jeunes 2018 : une grande franchise!

En avril dernier, les évêques de Belgique avaient adressé un questionnaire aux jeunes, dans le cadre de la préparation du synode d’octobre 2018 qui leur sera consacré sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Les réponses ont été analysées.

Un document signé par les évêques référendaires pour la pastorale des jeunes, Mgr Patrick Hoogmartens et Mgr Jean Kockerols, livre le condensé des réponses reçues par la Conférence épiscopale belge. Rappelons tout d’abord que ce synode des jeunes se tiendra à Rome en octobre 2018 et rassemblera autour du pape François, des évêques représentant les épiscopats du monde entier, des experts et des invités, parmi lesquels, on imagine, des jeunes. Une rencontre « pré-synodale » à laquelle participeront des jeunes du monde entier aura lieu à Rome du 19 au 24 mars 2018. Dans cette perspective, un questionnaire on line a été proposé par le Vatican, pour les jeunes de 16 à 29 ans. Les évêques belges ont opté pour un questionnaire simplifié, adressé aux jeunes, sur six thématiques, partant de quatre petites citations bibliques, et avec des sous-questions. Ce questionnaire s’adressait aux jeunes de 15 à 30 ans, tant à ceux qui s’affirment croyants qu’à ceux qui s’estiment éloignés de la foi ou en recherche.

Des modèles à suivre

On retiendra d’abord que 607 jeunes francophones et 1123 néeralandophones, ont répondu au questionnaire. Convcernant les choix de vie (question 1), les jeunes estiment de façon générale, qu’il est difficile de discerner et de choisir. Les obstacles sont nombreux : peurs, tiraillements, renoncements, manque de confiance, regard des autres et la pression sociale. Les jeunes comptent sur l’avis et l’encouragement des autres, en particulier de la famille et des amis. Une minorité de jeunes cependant prend du recul et consacre vraiment du temps à ce genre de réflexion, voire la vive dans la prière. Certains attendent vraiment des modèles à suivre. En revanche, l’accompagnement spirituel est très peu connu et encore moins pratiqué.

Pour la plupart des jeunes intéressés, le cheminement dans la la foi (question 2) ne peut grandir qu’avec des proches, en groupe (accompagné par une personne compétente), des témoins inspirants et des événements forts (camps, JMJ, pèlerinages). Certains soulignent l’importance des retraites (e.a. de confirmation ou de profession de foi), des liturgies et des homélies significatives, des initiatives paroissiales. Les jeunes disent que discuter de leur foi avec des gens qui ne croient pas ou qui ont une autre foi, leur permet de clarifier ce qui est ancré en eux. D’autres regrettent le peu d’occasions offertes aux jeunes de croître dans la foi, le peu de rencontres pour les jeunes au niveau local, diocésain et interdiocésain. Ils en ont pourtant le désir. Par ailleurs, le lien avec une véritable communauté chrétienne semble modeste dans bien des cas. Les jeunes constatent souvent des communautés « nécrosées », peu rayonnantes. Ils demandent un accueil chaleureux, de la joie, de l’enthousiasme. Il y a un très grand besoin d’écoute sans jugement. Ils attendent que l’Eglise les responsabilise et les appelle pour lui redonner vie et qu’elle aille aussi à la rencontre des « jeunes convertis ».

Lire la suite sur cathobel.be

Accédez au document complet en cliquant ici.