Te Deum à la cathédrale de Bruxelles : Mgr Terlinden appelle à « servir la paix par le dialogue »

Samedi 15 novembre, à l’occasion de la Fête du Roi, la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, qui fêtera ses 800 ans en 2026, a accueilli le Te Deum (« Dieu, nous te louons », en latin). La famille royale était représentée par la princesse Astrid, le prince Laurent et la princesse Claire. Des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Bart De Wever, des représentants du corps diplomatique, ainsi que des représentants des autres cultes et convictions philosophiques étaient également présents. Dans son homélie, Mgr Terlinden a rappelé la vocation de la Belgique à être un lieu de rencontre et d’entente entre les peuples.

La Belgique, un pont au service de la paix

Reprenant des paroles du pape François lors de son discours à Laeken, l’archevêque a souligné le rôle de notre pays, carrefour de langues et de cultures, dont la « petite taille » devient force lorsqu’elle est mise au service de la concorde.

Le style chrétien : servir

S’appuyant sur l’Évangile, Mgr Terlinden a rappelé que le Christ « est au milieu de nous comme celui qui sert ». Le service, a-t-il expliqué, se joue « autour de la table », lieu de fraternité où s’édifient dialogue et unité. Accepter de s’y asseoir suppose de « laisser les armes » et de choisir la rencontre plutôt que la confrontation.

Face aux défis du temps présent

Conflits, menaces terroristes, violences liées aux cartels, crise climatique. Autant de réalités qui appellent des réponses concertées. « Ce n’est pas par les déclarations fracassantes ni par les attaques visant à humilier l’autre que nous progresserons, mais par le service humble du dialogue », a insisté l’archevêque.

Le respect du droit et des institutions

Pour une résolution pacifique des conflits, le respect du droit, des traités et des institutions internationales demeure essentiel. Dans ce cadre, la Belgique a « un rôle très important » à jouer, en puisant dans la mémoire et les structures européennes qu’elle abrite, afin d’ouvrir des chemins de rencontre et de médiation.

Ensemble, croyants et convictions

Cette dynamique vaut aussi pour l’Église et, avec elle, pour les autres cultes et convictions. Mgr Terlinden a salué l’initiative interconvictionnelle « Faire rayonner la paix », tenue à la Grande Synagogue de Bruxelles, signe d’une fraternité capable de se mettre au service du bien commun.

Appel final

« Oui, notre pays est grand par sa vocation à servir le dialogue et la paix. Puissions-nous, chacun à notre place, y contribuer », a conclu l’archevêque.

L’homélie complète de Mgr Terlinden est disponible ici.

Toutes les photos sont disponibles sur notre album Flickr.