Depuis la création de notre service d’accompagnement des unités pastorales, en octobre 2024, Nathalie et moi avons le désir de donner une formation sur la synodalité. Mais comment commencer ? avec qui ? Lors d’une rencontre avec des responsables d’UP, nous avons reçu cette demande particulière : « comment animer une réunion d’équipe en utilisant la conversation dans l’Esprit ? Est-ce possible alors que les ordres du jour sont si souvent très denses ? »
En parallèle, les trois référents de l’Archidiocèse pour la synodalité (dont Nathalie) ont relevé l’importance d’avancer ensemble, entre vicariat. De là est venu l’idée d’animer une journée de formation avec nos collègues du Brabant Wallon en collaboration avec Franck Janin (sj) du forum Saint-Michel. La préparation en elle-même était vraiment intéressante, car nous devions apprendre à nous connaître, affiner notre pédagogie, nos objectifs…
Le samedi 22 novembre, nous étions une grosse trentaine dans le petit centre spirituel de Rhodes Saint-Genèse : animateurs et animatrices pastorales, prêtres, diacres. Nous avons bâti notre formation en alternant des temps pour comprendre ce que veut dire « se laisser conduire par l’Esprit-Saint » et le fait de vivre l’expérience d’une conversation dans l’Esprit. Ensemble, nous en avons tiré des « Essentiels » : les réunions vécues dans l’Esprit reposent d’abord sur la prière et des temps de silence qui ouvrent au travail intérieur et au discernement. Elles demandent des attitudes évangéliques : écoute humble, respect, vérité, accueil de chacun et disponibilité à la conversion. Un cadre clair (ordre du jour soigneusement préparé et envoyé à l’avance, gestion du temps, rôle du facilitateur) aide à soutenir la recherche commune de la volonté de Dieu. Enfin, la joie, l’espérance et l’émerveillement sont perçus comme des signes et des fruits du chemin parcouru ensemble.
Une matinée de relecture des pratiques a été proposé aux participants en février : nous pourrons mesurer les pas faits et encore à faire, et sommes déjà enthousiastes pour revivre l’expérience en approfondissant une autre thématique.
Au-delà de l’apport théorique, des échanges, je relève le désir d’être plus « évangélique ». En effet, lors de nos réunions nous avons souvent un/une secrétaire, un/une gardien du temps. Nous avons repris l’idée de demander à une personne d’être « gardienne de l’Esprit » : celle-ci sera à l’écoute de ce qui se vit et pourra recentrer le groupe quand les débats ne seront plus tout à fait respectueux des personnes, des situations…
En ce temps de l’Avent, voilà une invitation qui ne se limite pas à nos réunions pastorales : nous souvenir et nous entraider à être les uns pour les autres des « gardiens de l’Esprit » !
Anne Peyremorte