La cérémonie s’est tenue dans un esprit de mémoire et de réconciliation. L’archevêque a évoqué « un processus de pardon, de purification et d’approfondissement de l’amitié » entre l’Église catholique et la communauté juive. Il a renouvelé la demande de pardon pour les faits de 1370, connus sous le nom de « Sacrement du Miracle ».
Selon ce récit, des juifs bruxellois auraient volé et profané des hosties, provoquant un prétendu miracle. Ces accusations ont conduit à leur condamnation à mort et à la fuite d’autres juifs hors du Brabant.
Les autorités pastorales entendent aujourd’hui décourager toute dévotion liée à cet épisode, en raison de l’antisémitisme qu’il a nourri. « Jamais la religion ne peut servir à justifier la violence », a souligné Mgr Terlinden.
La plaque rappelle enfin que l’antijudaïsme est incompatible avec l’Évangile et appelle à renforcer la fraternité entre juifs et chrétiens.