Guerre en Ukraine | Kira : « Maintenant je sais que la vraie gentillesse existe »

« Je veux faire quelque chose de bien pour les gens, pour les enfants, pour les jeunes, comme les Polonais et les Slovaques l’ont fait pour moi. » Les mots de Kira, une jeune réfugiée ukrainienne en Slovaquie, qui collabore aujourd’hui avec les Salésiens de Bratislava en tant que volontaire et interprète auprès des populations slovaques et réfugiées, sont le meilleur témoignage que le bien engendre le bien et que même lorsque l’horreur de la guerre semble l’emporter sur tout, en vérité rien n’est perdu dans les efforts humanitaires accomplis avec amour et pour l’amour.

Comme beaucoup de ses compatriotes, Kira a fui l’Ukraine lorsque la guerre a éclaté, « car la situation était vraiment horrible, » déclare brièvement la jeune femme, sans vouloir trop s’attarder sur ce qu’elle a vécu et vu. Sa mémoire, en effet, est concentrée sur toutes les personnes qui, d’abord en Pologne puis en Slovaquie, « ont vraiment touché son cœur, son âme : ils ont apporté des choses à manger, à boire, le tout gratuitement… J’ai été vraiment impressionnée. »

Même à Bratislava, l’expérience est restée la même : elle a fréquenté l’école pendant plusieurs mois, elle s’est sentie accueillie, comprise, remplie d’attention par ces gens qui « même si vous ne parlez pas russe, ukrainien ou slovaque, peuvent vous parler à travers le cœur » et c’est pourquoi lorsqu’on lui a demandé de faire du bénévolat auprès des enfants, malgré quelques hésitations, elle n’a pas pu dire non.

Aujourd’hui, Kira dit vouloir rester en Slovaquie, parce qu’elle aime son peuple, et surtout elle dit : « Je fais mon travail avec le cœur, pour aider les gens, les enfants, même les Ukrainiens en difficulté et je suis heureuse de voir qu’ils sont heureux quand je les aide, ils me serrent dans leurs bras… maintenant je sais que la vraie gentillesse existe. »

L’expérience de Kira est celle de milliers et de milliers d’autres réfugiés qui ont bénéficié de l’accueil salésien dans les Pays proches de l’Ukraine.

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© texte et photo : Infoans