UP Kerkebeek et UP Stockel-au-Bois – Quel avenir ?

  

 

UP Kerkebeek et UP Stockel-au-Bois – Quel avenir ?

L’UP Kerkebeek et celle de Stockel-au-Bois partagent toutes deux la particularité d’être à cheval sur plusieurs communes, réunissant des clochers différents non seulement en architecture mais aussi en fidèles. Toutes deux ont en outre un point commun : leur responsable d’UP la quittera fin juin. Il s’agit respectivement de soeur Anne Peyremorte pour l’UP Kerkebeek et de l’abbé Philippe Mawet pour l’UP Stockel-au-Bois. Quel avenir pour ces deux UP ?

Pour travailler cette question, des équipes locales accompagnées ont été mises en place depuis septembre pour accomplir un travail synodal de réflexion. Fin janvier, l’heure était venue de faire le bilan du travail d’écoute et de réflexion effectué en chacun des lieux : le jeudi 26 à Sainte-Alix et le vendredi 27 à Sainte-Suzanne. Retour sur ces temps forts pour ces deux communautés.

A Stockel-au-Bois

Jeudi 27 janvier à 20h, se pressait une foule nombreuse d’environ 160 paroissiens, pour entendre les conclusions de l’équipe mise en place pour le discernement du futur de l’UP. En effet, l’abbé Philippe Mawet, l’actuel RUP, atteint les 75 ans, âge de la retraite. Il travaille dans cette UP depuis 1998, soit depuis 25 ans, tout d’abord en tant que curé de Sainte-Alix puis depuis novembre 2008, en tant que responsable de l’unité pastorale pour Stockel-au-Bois.

Le comité de réflexion était constituée de membres de l’équipe pastorale d’unité : Guy de Callataÿ, Marie-Ange Rosseels et Yves de Beauregard, emmenée par Nathalie Beurrier, déléguée de l’Eglise Catholique à Bruxelles. Leur travail s’est étendu de l’automne à maintenant avec 2 réunions publiques (8 et 29 novembre) réunissant les fidèles des trois clochers : Ste-Alix, ND-de-Stockel et St-Paul ; la démarche a réuni 160 personnes qui avaient été réparties en une vingtaine de sous-groupes de partage pour réagir aux questions posées.

A l’issue d’un échange vivant entre l’équipe et le public, il est ressorti qu’au vu du niveau exigé pour la mission de RUP, la possibilité d’un « attelage » d’un ou plusieurs laïcs, issus de l’UP, et épaulant un prêtre envoyé par l’évêque, pourrait présenter une solution pérenne. Pour mémoire, l’abbé Edouard Marot et le Père Roger Sinabisi poursuivront leur travail au sein de l’UP.

Mgr Kockerols, lors de sa prise de parole, a couvert en 6 points les questions fondamentales que cette succession soulevait et prit position clairement. Les points étaient :

  • Rappel que si la soif de vie spirituelle est louable, la vie spirituelle, elle, n’existe pas en elle-même mais doit ouvrir à un engagement chrétien,
  • Sans remettre en cause l’importance des sacrements, le Christ nous envoie en mission pour témoigner de l’Evangile,
  • Qu’il convient à chacun de se mettre au service de l’Eglise et donc de s’interroger sur la contribution de tout un chacun,
  • Malgré la diversité des 3 clochers, le seul chemin vers l’avenir est la communion et le travail en concertation,
  • Que l’évêque était soucieux de l’avenir de l’UP et qu’il avait entendu les inquiétudes des fidèles et qu’il s’efforcerait d’envoyer un 3ème prêtre pour renforcer l’équipe d’unité.

De rappeler aussi que la pyramide des âges des prêtres à Bruxelles est la même que partout dans le monde occidental ; il n’y a que 12 prêtres du diocèse qui ont moins de 60 ans à Bruxelles et ce pour 100 clochers.

L’UP de Stockel est riche de 300 bénévoles impliqués dans la vie des paroisses, ce qui est loin d’être le cas partout à Bruxelles. Il faut en prendre conscience et rendre grâce aussi pour le chemin synodal parcouru qui a permis le mûrissement des enjeux fondamentaux en présence.

La conclusion de Nathalie Beurrier est de rappeler que le chemin doit se poursuivre pour trouver les bonnes personnes et mettre une équipe en place.

Au Kerkebeek

Le mandat d’Anne Peyremorte comme RUP se termine en juin 2023. Elle a réalisé un travail formidable au Kerkebeek avec l’aide des autres personnes nommées et de nombreux volontaires. Le diocèse ne compte guère de prêtres disponibles. Monseigneur Kockerols avoue « ne pas avoir de solution toute faite », il a invité les fidèles, aidés par une petite équipe, à réfléchir à l’avenir sur la base des synthèses réalisées par le passé. « Comment voyez-vous l’animation et la responsabilité de votre UP après le départ de Sr Anne ? ».  Inspirées par la prière et la Parole de Dieu, ces réflexions ont tenu compte de l’écoute de tous dans le respect fraternel et ont voulu s’enraciner dans la conviction que « ce chemin, le Christ et l’annonce du Royaume de Dieu est le même pour tous et qu’il nous unit ».

Monseigneur Kockerols avait mandaté trois personnes pour s’assurer que cette réflexion soit menée : Frère Roger Marchal, Philippe Dassy et Marie-Angèle Nzamutshe, venant d’Anderlecht pour avoir un regard extérieur. Deux consultations ont été effectuées le 30 novembre à l’église Sainte-Suzanne réunissant environ 50 personnes et le 6 décembre à ND rassemblant environ 30 personnes.

Le contexte général va au-delà de la fin du mandat de Sr Anne et consiste à créer une église synodale. Le terme « Synode » vient du grec et signifie « faire chemin ensemble ».  L’Église est synodale : avant d’être une structure, elle représente le peuple de Dieu en pèlerinage vers le Royaume de Dieu (Vatican II). Le Pape invite à réfléchir à la communion, la participation et la mission. C’est dans ce cadre-là que le départ de Sr Anne doit être envisagé : que voulons-nous pour l’église du Kerkebeek « en marche » ? Que sommes-nous disposés à faire ? Sommes-nous prêts à nous engager ? Sommes-nous vraiment « missionnaires », des « envoyés », comme le Fils était l’envoyé du Père ? Mgr Kockerols a donné quelques orientations pour que la réflexion se poursuive. Une nouvelle rencontre aura lieu autour de Pâques pour faire le point sur l’avancement du dossier.

Photos et textes Anne Périer et Nicole Hertoghs

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Accéder au site de l’UP de Stockel-au-Bois ici.

A celui de l’UP de Kerkebeek ici.

Photo vignette DR Adrian Varela