Vicariat de Bruxelles | Un nouveau service d’accompagnement des UP voit le jour

Vicariat de Bruxelles | Un nouveau service d’accompagnement des UP voit le jour

 

Présentation du service d’accompagnement des Unités pastorales

 

 

Accueillir – Accompagner – Discerner

 

« Le Seigneur les envoya deux par deux, devant lui dans toute ville ou localité où il devait lui-même aller » (Lc 10, 1). 

Nous sommes donc deux : Nathalie Beurrier et Sœur Anne Peyremorte dans cette nouvelle équipe au service des unités pastorales et leurs équipes.

 

Qui sommes-nous ?

Nathalie :

Française, mariée avec Jacques, anversois, nous sommes parents de 4 enfants et grand- parents de Victor. Engagés dans le pôle solidarité de notre UP, nous sommes très touchés par la richesse que nous apportent les personnes en situation de précarité.

Après des études en école de gestion à l’UCL, j’ai travaillé dans une entreprise familiale à Bruxelles. A la naissance de notre dernier enfant, apparait le désir d’arrêter de travailler pour me consacrer à notre famille.  Une autre aventure m’attendait !

Une offre d’emploi attire mon attention, le doyenné de Bruxelles Sud recherchait son intendant(e). Vous devinez la suite…   Intendante depuis 2011, j’ai découvert l’Eglise de Bruxelles, ses richesses et ses défis, et surtout les nombreuses personnes qui s’engagent à son service.

En 2017, j’ai le désir de servir l’Eglise autrement. La formation du CEP puis les cours de bachelier en théologie à l’UCL, et la rencontre de chrétiens engagés, me préparent petit à petit à une autre mission. Le pape François venait de lancer une invitation à tous les chrétiens, celle de la synodalité. J’ai eu la joie d’accompagner cette démarche synodale à Bruxelles en 2021/2022, de voir l’Eglise se mettre en marche, ensemble, et la grâce de participer à l’assemblée continentale à Prague en 2023, une expérience d’Eglise magnifique !

Elle se poursuit dans le nouveau service d’accompagnement des UP.

 

Anne :  

Originaire du sud de la France, il arrive que mon accent chantant surgisse au cours des conversations, même si j’habite Bruxelles depuis 2007. Entre la Provence et la Belgique, il y a mon engagement dans la congrégation des sœurs de Saint-André, avec un long temps de mission sur Taizé où nous collaborons à l’accueil des jeunes et des adultes, ainsi que dans les préparations de rencontres européennes. Mes premières études de théologie pastorale ont été lyonnaises suivi d’une insertion en pastorale catéchétique et aumônerie de l’enseignement public dans un quartier populaire de Lyon. Après avoir été responsable de l’unité pastorale du Kerkebeek (doyenné Nord-Est de Bruxelles) pendant 10 ans, j’ai suivi une année de formation d’approfondissement théologique afin de relire cette expérience et travailler la question de la gouvernance en Eglise. La synodalité – comme moyen de vivre en communauté chrétienne – s’est invitée, tant dans mon expérience de responsable d’UP, que dans la réflexion pastorale. Par ailleurs, en tant que sœur de Saint-André, je suis nourrie et façonnée par la spiritualité ignatienne. Dans ce cadre, j’ai eu la chance de me former et mettre en œuvre des processus d’accompagnement spirituel de groupe avec ESDAC (Exercices spirituels pour un discernement apostolique en commun).

 

Quelle est notre mission ?

Le pape François nous invite à devenir tous et toutes membres d’une Eglise synodale : que cela veut-il dire ? Il s’agit d’accompagner des processus de discernement ensemble, que ce soit pour mieux travailler ensemble à l’écoute de l’Esprit Saint, renouveler des orientations pastorales, réfléchir à des projets missionnaires ou encore approfondir une thématique particulière. La démarche synodale met en route, rassemble, donne une dynamique, élargit les rencontres et les débats : elle donne du souffle à l’Esprit Saint présent en chacun, chacune, quel que soit son âge, son état de vie et ses fonctions.  En faisant le choix d’une telle démarche, nous quittons donc l’image du train où le (la) responsable est la locomotive et les chrétiens tel les wagons roulent à sa suite. Ce changement de conception de l’Eglise donnant la primauté au charisme baptismal de chacun, chacune est vital pour nos communautés chrétiennes. Cela demande du temps pour amorcer de nouvelles formes de fonctionnement où chacun, chacune peut vivre son charisme selon son état de vie. Face à un quotidien chargé et trop souvent pris par une multiplicité de taches et d’urgences, les responsables d’UP, les équipes d’animation n’ont pas toujours les moyens pour vivre – faire vivre – de tels processus, donnant la place et une voix à toutes et à tous. Nous sommes donc là pour les écouter et les accompagner, en leur proposant de mettre en œuvre le moyen de la conversation spirituelle, et les aider à discerner ensemble les appels de l’Esprit.

 

La conversation dans l’Esprit

La conversation dans l’Esprit est une source de joie et de transformation…

Cette méthode appelée conversation spirituelle nous permet de faire une expérience d’écoute authentique et de partage en vérité, ancrée dans la prière. Des participants à une assemblée en témoignent : « Joie d’avoir fait, ce soir une expérience de partage entre nous ». « Sa pratique a suscité joie, étonnement et gratitude et a été vécue comme un chemin de renouveau qui transforme les individus, les groupes et l’Église. » Beaucoup partagent la joie reçue, leur reconnaissance d’avoir pu faire entendre leur voix et leur désir de poursuivre ce chemin de la synodalité.

Concrètement, si l’on vous invite à une assemblée synodale …

Après avoir prié ensemble, vous serez invités à un rejoindre un petit groupe de partage pour discerner ensemble sur ce à quoi le Seigneur nous appelle. Vous expérimenterez les « trois tours de partage », chaque fois entrecoupés de moments de silence et de prière, comme temps de présence à l’Esprit. Prendre la parole et écouter, puis faire place à l’autre et à l’Autre permet de relever ce qui a résonné le plus en moi : « Quand, en écoutant, mon cœur a-t-il, brûlé dans ma poitrine ? ». Ensuite il s’agit de construire ensemble à partir de ce qui a émergé dans le groupe : Quels sont les pas auxquels l’Esprit Saint nous appelle ensemble ? Reconnaitre les intuitions et les convergences, les discordances ou les obstacles, laisser émerger les voix prophétiques, pour qu’advienne le nouveau pas à vivre ensemble.

Cette expérience synodale permet à beaucoup de réaliser plus fortement que l’Eglise est vraiment le Peuple de Dieu dans la diversité de ses membres, tous appelés à marcher ensemble comme disciples missionnaires. Vous voulez expérimenter cette nouvelle dynamique de discernement d’une Église synodale initiée par le pape François dans votre unité pastorale ? Vous aimeriez pratiquer la conversation spirituelle ? N’hésitez pas à nous contacter.

Nathalie Beurrier et Anne Peyremorte

 

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Les contacter : anne.peyremorte@vicabru.be et nathalie.beurrier@vicabru.be ou via téléphone au 02 533 29 26

La conversation spirituelle (ou conversation dans l’Esprit), kezako ? 

  • Lire l’article introductif du père Jos Moons SJ de la KUL dans Prions en l’Eglise ici
  • Accéder à un document PDF émanant du Synode et présentant les principes et la méthodologie ici.

Lire l’article du 14/10/24 sur Vatican News sur la récente session du Synode des évêques qui vient de s’achever à Rome ici.