2e dimanche de carême | L’évangile commenté par le chanoine Tony Frison

Durant tout le carême, nous vous proposerons un commentaire inédit de l’évangile du dimanche rédigé par une personnalité bruxelloise du monde catholique (ou d’une autre confession chrétienne) : prêtres, diacres, laïcs ou encore religieux/religieuses.

Outre le commentaire ou la méditation, c’est l’occasion de vous présenter ces auteurs. Nous vous parlerons brièvement leurs engagements ainsi que des lieux ou institutions où ils exercent leurs ministères ou bénévolats au service du Christ.

Ce deuxième dimanche de carême, le chanoine Tony Frison nous parlera de la Transfiguration. 

Retrouvez les deux premiers épisodes de la série à ce lien.

Portrait de l’auteur : le chanoine Tony Frison

Le Chanoine Tony Frison a été ordonné le 14 septembre 1991, à l’âge de 26 ans. Il a toujours exercé ses ministères dans la région bruxelloise. Tony fut d’abord vicaire à Notre-Dame de Laeken puis à Evere. Il est devenu ensuite responsable de l’UP de Laeken (qui n’avait pas sa forme actuelle). Sur le plan paroissial, aujourd’hui, sa principale tâche est celle de responsable des deux UP nééerlandophones de Bruxelles Nord-Est (Sint-Franciscus et Etterbeek-Woluwe).

En parallèle de ces missions, T. Frison a commencé à travailler au Centre pastoral de Bruxelles en 2000. Il collabore alors à différents services néerlandophones avant de devenir responsable de l’ensemble de la pastorale néerlandophone. En 2011, il devient Adjoint de l’évêque auxiliaire pour tout ce qui touche à la vie du Centre pastoral. Succédant à mgr Herman Cosijns, il s’occupe de la gestion technique et financière du vicariat et de la collaboration entre les services.

Le commentaire de l’évangile du dimanche 13 mars 

Évangile selon saint Luc, chapitre 9, versets 28b à 36

Le deuxième dimanche de Carême nous propose l’Évangile de la Transfiguration. Ce récit veut nous encourager alors que notre voyage dans le désert est encore à son début. Nous recevons déjà une image du Christ ressuscité et ainsi un avant-goût de Pâques. Jésus gravit le mont Thabor avec ses disciples préférés. Au sommet de la montagne, Il se met à prier. À ce moment, son visage et ses vêtements changent d’apparence.  Ils ne sont plus « humains », mais entrent dans l’ordre du divin. Jésus entre en dialogue avec Moïse et Élie, celui qui a donné la loi et l’un des principaux prophètes – « loi et prophètes » est la façon dont l’Evangile décrit l’Ancien Testament. Ils discutent de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem et donc de son chemin de croix.

Le chemin de la mort sur la croix apparaît comme n’étant pas un accident ou une erreur de calcul, mais explicitement prévu à l’avance. Il peut même être compris comme la synthèse de l’Ancien Testament. Dieu, qui est amour, n’a même pas voulu fuir l’amour quand ça fait mal (à cause d’une déception, d’une blessure, de sa propre faiblesse…). L’amour qui ne recule pas devant la souffrance : telle est la raison la plus profonde de la glorification de Jésus…

Pierre, Jean et Jacques ne peuvent pas encore saisir la profondeur de ce moment (la Pentecôte n’est pas encore achevée !) et s’endorment. En se réveillant, ils voient la glorification, mais pas ce qui se trouve derrière. Ils désirent s’accrocher à ce moment, mais devront suivre Jésus à Jérusalem. Ce n’est qu’alors qu’ils trouveront une glorification pérenne. C’est la voie à suivre pour tous les disciples.

 

© texte du portrait: Sébastien De Bock
© photos: Anne Périer (excepté l’icône libre de droit)