8 et 9 octobre | RivEspérance: rencontre avec Adélaïde Charlier de Youth for Climate

RivEspérance est un forum pluraliste initié en 2011 par quelques chrétiens. Il rassemble citoyens, mouvements et associations pour réfléchir, dialoguer et construire une société plus humaine et solidaire.

Le 17 mars 2021, ils avaient réunis les trois experts et citoyens engagés Olivier De Schutter, Charlotte Luyckx et Nicolas Van Nuffel autour d’une table ronde virtuelle. Ils ont échangé, sous la houlette de Sophie Brems (RTBF), autour du chemin à parcourir pour se lancer dans la transition dont notre monde a besoin. Voir ou revoir la table ronde du 17 mars.

Le prochain événement de RivEspérance est un grand forum sur le thème « Choisir la transition » qui aura lieu les 8 et 9 octobre prochain à Louvain-la-Neuve. En savoir plus.

 

Parmi les nombreuses activités prévues, des rencontres avec de grands intervenants sont prévues. Parmi celles-ci et ceux-ci, vous retrouverez Adélaïde Charlier, figure bien connue de Youth for Climate.
Coordinatrice francophone du mouvement Youth for climate belge, Adélaïde a vingt ans. Après ses études secondaires au collège Notre-Dame de la Paix d’Erpent (Namur), elle prend un an pour visiter le monde, notamment l’Amazonie. Elle vient maintenant d’achever sa première année en sciences sociales et politiques à la VUB.

A l’occasion de sa venue au forum de RivEspérance, elle a accordé un entretien titré « Les petits pas, c’est du passé. Il faut radicalement changer. » . Extraits choisis:

« Si on ne fait rien, la situation peut devenir catastrophique. 99 % des scientifiques sont d’accord pour dire qu’il y a des causes humaines dans le dérèglement climatique. Ce n’est pas tant la planète qui court des risques, mais l’humanité. Sur cette planète, il pourrait y avoir des parties inhabitables. Et ici, en Europe, on peut s’attendre à des vagues de migrations beaucoup plus importantes. Quand on sait les débats politiques qu’elles suscitent déjà aujourd’hui, car on n’est pas prêt à envisager le partage de notre territoire. Ou bien on travaille à une planète plus habitable ou bien il va falloir partager. On est dans l’entre-deux. C’est dans les sept prochaines années que cela va se jouer. C’est short timing. Il faut aller beaucoup plus vite, et pour cela mobiliser les citoyens et les engager à plus d’action. Cela doit commencer aujourd’hui. Les scientifiques répètent qu’on devrait aller beaucoup plus loin et plus rapidement. »
« Il nous faut construire dès maintenant une démocratie plus participative. Les citoyens sont en effet une part de la solution. Il faut les inclure dans les discussions. Ainsi, en France, 150 citoyens ont été tirés au sort pour une démarche parlementaire. Ils ont eu le temps d’être informés et conscientisés au sujet de la situation actuelle. La démocratie participative est une clé pour demain, pour recréer une société plus respectueuse des êtres vivants. Les décisions d’aujourd’hui vont avoir un impact sur demain, mais j’ai mon mot à dire, je vais faire tout ce qu’il faut pour que cela aille mieux. Si il y a tant de lenteurs, c’est notamment parce que les médias, influencés par les lobbies industriels, n’ont pas relayé convenablement l’information. Cela donne l’impression que les questions se posent à 50 contre 50, alors que la presque totalité des scientifiques est d’accord pour dire qu’il y a réellement une cause humaine et qu’il faut agir vite.                                                                                                                                                      

Lire l’entretien dans son intégralité.