Régularisation des sans-papiers : un travail de très longue haleine – Article de Nancy Goethals
Les 400 sans-papiers accueillis dans l’église du Béguinage et sur les campus de l’ULB et de la VUB ont suspendu leur grève de la faim – et de la soif – ce mercredi 21 juillet. La régularisation de ceux-ci est un travail que mène Caritas international depuis plusieurs années et qui s’inscrit dans un cadre bien plus large. Quel regard poser sur la situation actuelle?
La problématique des travailleurs sans-papiers ne demande pas une régularisation ponctuelle. « Il faut vraiment offrir une réponse structurelle à un problème qui ne trouve pas de réponses dans les mesures et lois actuelles » explique Tom Devriendt, chargé de plaidoyer politique chez Caritas international. Il est soulagé mais reste prudent de la position, qu’il juge sans garanties politiques solides et fragile, du gouvernement: « il ne changera pas ». C’est d’ailleurs ce que le secrétaire d’état à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi, a annoncé au micro de nos confrères de la RTBF : « […] dans la procédure, il n’y a rien qui change. Parce que notre procédure est juste, correcte et humaine« . Tom Devriendt rappelle que Sammy Mahdi avait pourtant promis de finaliser un nouveau codex sur les migrations pour la fin de la législature (en 2024). Cependant, dit-il, « je n’ose pas imaginer de grands changements », vu les lenteurs qui perdurent depuis tant d’années.
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©Quentin Bruno
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