Aleteia | Entrer en carême par la fenêtre de notre âme

Pour ne pas se laisser surprendre par le carême, essentiel à notre croissance intérieure, ouvrons une fenêtre sur notre âme telle qu’elle est, sans mensonge, sans faux semblant.

Au Japon, surtout à Kyôto qui est le conservatoire des traditions, il existe une coutume ancestrale, celle de contempler les fleurs de cerisiers au printemps et la neige en hiver. Il ne s’agit point d’un acte anodin, un simple regard distrait jeté sur la nature, mais un rite quasi religieux. Des fenêtres sont d’ailleurs prévues spécialement dans les cloisons coulissantes, les shôji, pour permettre cette contemplation de l’intérieur des maisons. Ainsi, les hanami-mado sont-elles les fenêtres pour contempler la floraison (hana = fleur, mi = voir, mado = fenêtre), les yukimi-mado sont-elles celles pour profiter de la beauté de la neige (yuki =neige).

Certes, il ne s’agit là que d’un principe esthétique au plus proche de la nature, mais il est possible de le transposer dans le domaine spirituel, notamment pour le carême qui approche. Rien de pire que de se laisser surprendre par ce temps liturgique essentiel à notre croissance et notre purifications intérieures. Si nous ne nous préparons pas — et tel est le but de la Septuagésime qui est le marchepied pour entrer dans la pleine pénitence — nous attraperons le train au passage sans prêter attention à ce qui nous entoure et qui doit nous aider à nous lancer vers la conversion.

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