Bonne fête de rupture du Ramadan à tous les musulmans !

 

Paul Abou Naoum, originaire du Liban, est le prêtre délégué par mgr Kockerols pour les relations avec les musulmans depuis 2017. A l’occasion de la fin du Ramadan (le 1er mai), il nous fait découvrir la Fête de la rupture que vivront les musulmans et musulmanes dans quelques jours. L’occasion de souhaiter à nos frères et soeurs en humanité une bonne fête, tout simplement. Voici son message:

 

Un « Ïid Fitr Moubaraktous »

A la fin du mois de Ramadan , les musulmans célèbrent la « Fête de la rupture » : officiellement l’« Aïd el-Fitr ». Personnellement, je l’écris « ïid al-Fitr » par respect à la prononciation de l’arabe littéraire coranique. Cette fête est célébrée le premier jour de Chawwal (le 10ème mois du calendrier islamique : le calendrier hégirien).

Ses fondements

Célébrer surtout la fin réussie du jeûne de Ramadan, un pilier de l’Islam. Remercier Dieu de l’avoir accompli, et d’avoir encore la vie pour célébrer avec la communauté et le monde les bienfaits du jeûne. Célébrer aussi la joie de rester soumis à la volonté de Dieu. Compenser aussi ce qui aurait manqué pendant le mois de Ramadan. La fête dure 3 jours, et a ses propres prescriptions qui organisent son côté spirituel, et sa manifestation sociale.

 

Avant d’aborder ces deux aspects, je m’attarde sur le mot « ïid عيد » traduit par « fête » en français. En arabe, ce mot évoque le sens de quelque chose qui revient ou qui se reproduit. En l’occurrence, les fêtes reviennent chaque année. Ce mot a une racine araméenne : « ïidono » signifie « rendez-vous », et les horaires de prières s’appellent « ïdoné » en araméen. Les « ïid » sont donc en quelque sorte un rendez-vous avec Dieu.

Les prescriptions rituelles religieuses

Tout le monde (hommes, femmes et enfants) se rejoignent pour la prière. Chaque fidèle doit s’acquitter de payer « la Zakat d’el-Fitr » : l’aumône de la rupture. Initialement, c’était le partage d’un repas ou son équivalent avec les plus démunis ; de nos jours, elle est évaluée à presque 7 euros. « Le Takbir » : répéter la fameuse phrase « Allahou akbar » (Dieu est plus Grand) mais avec une formule différente. Et les fidèles essaient d’emprunter un chemin différent à l’aller et au retour de la prière dans le but de rendre visible l’unicité de cette fête.

Les habitudes sociales

Les 3 jours de festivité doivent marquer la vie sociale : les croyants se rendent visite, se félicitent entre eux mais aussi avec les non-musulmans, et demandent la bénédiction de Dieu aux gens qu’ils croisent.

Nous souhaitons à tous les musulmanes et les musulmans un Ïid Fitr Moubrak (une fête de rupture bénie), que les grâces de cette période renouvellent les liens de fraternité, de solidarité et d’amour.

En savoir plus sur cette fête.
Contacter Paul Abou Naoum.

© texte: Paul Abou Naoum
© photos: Centre pastoral de Bruxelles – Etienne Ménard pour latoilescoute.net