Bruxelles Accueil Portes Ouvertes | 50 ans d’aide et d’écoute dans les pas du Christ

Bruxelles Accueil Portes Ouvertes (BAPO) fête les 3 et 4 décembre prochain ses cinquante ans d’existence (vers l’évènement). Son directeur Edward Bekaert en explique la naissance de cette intuition dans l’esprit de Vatican II.

« Les portes se sont ouvertes pour la première fois à la fête de St-Nicolas, le 6 décembre 1971. L’adresse est discrète, au 6 rue de Tabora, à deux pas de la Grand-Place. Sous le nom Bruxelles Accueil Portes Ouvertes (BAPO), se trouve un lieu ouvert à une multitude de demandes. Un trio de fondateurs, Mgr Bernard Vanden Berghe, Herman Servotte et Marie-Rose Degive, ont eu l’idée d’installer une présence chrétienne, dans la maison accolée à l’église St-Nicolas. C’était un choix délibéré d’avoir une présence chrétienne dans un lieu avec beaucoup de passage. »

Depuis 50 ans, quelles ont été les évolutions ?

Bruxelles Accueil Portes Ouvertes est créé comme lieu d’écoute et d’information religieuse. La vitrine affiche l’inspiration chrétienne, mais tout le monde est le bienvenu. En accueillant toute personne, les questions sociales surgissaient aussi. Dès sa fondation, BAPO s’est ainsi mis au défi d’aider les personnes d’origine étrangère à s’orienter dans le labyrinthe administratif de la ville. Le comptoir du rez-de-chaussée est resté le cœur battant. Chacun y est accueilli par un permanent ou un bénévole, et sa tâche principale est l’écoute avec une attention bienveillante. Au cours des dernières décennies, BAPO a fortement développé son rôle de service social de première ligne. Le premier étage, où les prêtres ont eu une permanence pendant plus que 40 ans, servent maintenant de bureaux pour le service social.

Quel(s) type(s) de personnes accueillez-vous ?

Notre public est très diversifié. Beaucoup de personnes isolées cherchent un simple contact humain. D’autres viennent pour être écoutées et veulent exprimer leurs peurs, leur colère ou leur joie. Parmi nos visiteurs réguliers, il y a des sdf pour qui BAPO est un lieu de repère, mais aussi ceux et celles qui viennent acheter leur mensuel de prière comme Prions en Eglise. Les questions à caractère social sont très diverses et concernent par exemple les adresses où l’on peut manger gratuitement, une aide pour rédiger un CV ou pour la compréhension d’un formulaire ou d’une lettre. En tant que service social de première ligne, la variété des problématiques est énorme : logement, sécurité sociale, problèmes financiers, problèmes administratifs, droit des étrangers, etc.

Quelles sont vos motivations pour rendre ce service ?

Notre propre motivation est enracinée dans le Christ : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères et sœurs, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Concrètement, nous essayons de rendre à la personne sa dignité et si possible aussi un peu d’espoir. En même temps, les personnes qui viennent s’exprimer ou demander de l’aide nous apportent beaucoup. Elles ont souvent des réflexions profondes. C’est donc aussi pour nous très enrichissant.

Quels sont vos projets?

Depuis le début de la crise de la Covid-19, les demandes ont simplement explosées. Nous essayons de répondre à toutes les demandes d’aide dans nos critères en récoltant des dons, notamment pour notre propre fonds logement.

Si vous voulez soutenir cette mission, il est possible de faire un don sur le compte BE80 7765 9023 3377 de Caritas Hulpbetoon avec la communication « projet Bruxelles Accueil Porte Ouverte ». A partir de 40 euros vous avez droit à une réduction d’impôt et vous recevrez une attestation fiscale.

© texte: Anne-Françoise de Beaudrap (résumé et adaptation Sébastien De Bock)
© photos: BAPO

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