Cathobel | Le Congrès Mission fait vibrer l’Eglise de Belgique

 

Le Congrès Mission fait vibrer l’Eglise de Belgique

Ce week-end, c’est le Congrès Mission! Pour sa première édition en Belgique, cet événement originaire de France rassemble plus de 1400 personnes. Ce samedi, les congressistes ont notamment pu participer à une table ronde et à une eucharistie festive. Voici un petit condensé de ce qui s’est vécu.

©Vicariat du Brabant-Wallon

Petits croissants et café chaud. Alors que Bruxelles s’éveille à peine, l’école Notre-Dame de la Sagesse est une ruche bourdonnante. Nous sommes à l’ombre de la basilique de Koekelberg et quelque chose de grand se prépare: sur l’ensemble du week-end, 1400 personnes sont attendues à « ce grand repas de famille ». Reconnaissables à leur gilet fluo orange, les bénévoles courent dans tous les sens. Les personnes en charge de l’accueil reçoivent un dernier briefing. Les panelistes des tables rondes échangent à propos de la structure de leur intervention. Les imprévus ne manquent pas – qui donc pour remplacer cette jeune fille souffrante qui devait introduire telle table ronde? Les questions des congressistes fusent – mais où donc se trouvent les toilettes? Déjà sous pression, les « gilets orange » gardent pourtant leur calme. Tentent d’accueillir chacun avec chaleur. Les croissants apaisent les stress…

Prier dans la voiture

Ici, la table ronde est intitulée « comment transmettre la foi au sein de ma famille? ». Quatre témoins sont là pour apporter des éléments de réponse: trois laïcs et frère Marc, fondateur de la communauté de Tibériade. Ils évoquent leurs efforts quotidiens pour vivre la prière, donner sens à la messe, créer un terreau fertile, écouter les questions de leurs enfants, proposer des initiatives, insister sans forcer… Parmi les bonnes pratiques: prier dans la voiture, chanter ensemble, oser un pèlerinage en famille, montrer aux enfants l’importance que la prière a pour leurs parents… Dans le public, on opine. On partage aussi son désarroi. Ici, l’on regrette que les scouts et que les écoles ne soient plus catholiques; plus loin, une femme explique sa désolation depuis que son mari ne va plus à la messe.

Joie et tristesse

Trop courtes, les nonante minutes ont filé, le carrefour est terminé. Déjà, les cloches sonnent. C’est une impressionnante procession qui se met en branle vers la basilique. Celle-ci rayonne: bannières aux couleurs du Congrès Mission, immenses portraits de Saint Damien et Sainte Thérèse dans le chœur… La voix céleste d’Annonciata Uwamahoro et les accords de Feel God donnent le sourire aux lèvres. En cortège, plusieurs dizaines de prêtres parcourent la nef centrale. Aux côtés du cardinal De Kesel figurent notamment Mgr Warin, évêque de Namur, et Mgr Delville, évêque de Liège, ainsi que Mgr Coppola, le (fraîchement nommé) nonce apostolique.

En ce jour de la saint Joseph, le cardinal ne peut masquer la joie qui l’habite. « La joie d’être croyants, de se rencontrer comme frères et sœurs. Cela fait du bien! » Mais dans le même temps, il ne peut taire la tristesse qu’il ressent aussi. Une tristesse double: « d’une part parce qu’il y a la guerre en Ukraine; d’autre part, car cette guerre est une guerre entre chrétiens. »

Lire la suite de l’article de Vincent Delcorps sur le site de Cathobel.

Découvrez le reportage vidéo d’1RCF

Les deux homélies, celle du cardinal le samedi 19 et celle de mgr Kockerols le dimanche 20, se trouvent ici en cliquant sur les mots surlignés.

Et notre galerie photos en clôture :

© Anne Périer