CathoBel | Un religieux belge nommé archevêque de Téhéran

Le père Dominique Mathieu a été nommé le vendredi 8 janvier archevêque de Téhéran-Ispahan par le pape François. Belge, originaire d’Arlon, le père Matthieu a été provincial des Frères Mineurs conventuels en Belgique, avant d’être envoyé en mission au Liban en 2013.

Le pape François a nommé le frère mineur belge Dominique Mathieu (57 ans) en tant qu’archevêque de Téhéran-Ispahan. Depuis quelques années, cet archidiocèse était dirigé par le père Jack Youssef, religieux lazariste, qui en était l’administrateur apostolique. L’archidiocèse d’Ispahan attendait un nouvel archevêque depuis 2014, après le départ à la retraite du salésien Ignazio Bedini.

Le diocèse latin d’Ispahan a été fondé en 1629. Il a été érigé en archidiocèse ce même vendredi, prenant le nom de « Téhéran-Ispahan ».

En Belgique et au Liban

Le Père Dominique Mathieu est né le 13 juin 1963 à Arlon, ans la province du Luxembourg. Après sa scolarité, il rejoint l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels (O.F.M.Conv). Il y prononcera ses vœux solennels en 1987. Le 24 septembre 1989, il est ordonné prêtre. Par la suite il a été recteur du sanctuaire national de Saint Antoine de Padoue à Bruxelles pendant plusieurs années.

Le Père Mathieu a ensuite été successivement provincial de la province belge des Frères Mineurs Conventuels, et délégué général après l’unification de la province belge avec la province française. En 2013, il a déménagé au Liban et a été incardiné dans la Province des Frères Mineurs Conventuels pour l’Orient et la Terre Sainte. Il y était secrétaire, maître des novices et recteur des postulants et des candidats.

Histoire mouvementée

Le diocèse latin d’Ispahan a été fondé par des dominicains italiens le 12 octobre 1629, alors qu’Ispahan était la capitale de l’empire safavide. La petite communauté catholique a presque complètement disparu après l’invasion afghane de la ville en 1722. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’activité missionnaire a repris. Au XXe siècle, Ispahan a reçu le statut d’archidiocèse qu’il perdit par la suite, et depuis ce 8 janvier, il est devenu l’archidiocèse de Téhéran-Ispahan.

Le territoire de l’archidiocèse iranien comprend six paroisses, qui comptent environ 2.000 fidèles au total, pour la plupart des étrangers. Selon la constitution iranienne, ils sont libres de pratiquer leur religion dans l’État chiite. Mais en réalité, le pays impose de fortes restrictions aux célébrations publiques des non-musulmans.

C.H., d’après Philippe Keulemans (kerknet.be)

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