Cinq idées pour rester dans l’esprit de Noël par Philip Kosloski

L’omniprésence du père Noël avec son sourire débonnaire vous agace ? Vous vous sentez agressés par ces enseignes, brillant de mille feux, qui vous vantent la meilleure des bûches ou le plus appétissant des foie gras ? Vous bondissez quand on vous souhaite « de joyeuses fêtes » ? Les lignes qui suivent sont pour vous.

Comment faire pour ne pas oublier que le seul véritable cadeau est l’enfant de la crèche qui vient porter la paix au monde ? Petit guide spirituel et pratique à l’usage des chrétiens qui ont la désagréable impression qu’ils se sont fait voler Noël.

Derrière cette question, c’est tout le problème de notre rapport au monde qui se pose. En mai 68, les manifestants se présentaient comme des révolutionnaires et affirmaient vouloir transgresser toutes les règles. Aujourd’hui, leur culture est dominante et force est de constater que les nouveaux transgressifs sont les chrétiens eux-mêmes ! L’avenir que l’on nous propose est le savant mélange d’une sécularisation de plus en plus agressive, mêlée d’une perte du sens de la dignité humaine et d’une soumission exacerbée aux plaisirs individuels. « Nous ne pourrons pas exister sans des choix de vie en rupture » disait récemment le président de la Conférence des évêques de France. « Les chrétiens doivent empêcher le monde de dormir » rajoutait récemment le cardinal André Vingt-Trois.

Pourtant, il ne suffit pas de contester et de s’opposer. Il faut surtout attester et proposer. Dire notre foi, en témoigner, de façon courageuse et authentique. Et si cela commençait à Noël ? J’entrevois quelques moyens pour le faire, simples et faciles.

Christianiser ses cadeaux
C’est déjà le minimum… mais peut-être faut-il le rappeler ? C’est quand même mieux d’offrir à Noël des cadeaux en lien avec la fête du jour ! Pour remettre humblement et logiquement Jésus, le véritable héros de la fête, au centre de l’événement. De la même façon qu’un sabre laser Star Wars n’est peut-être pas le cadeau le plus adéquat le jour d’une première communion, il faut oser dire qu’on peut attendre un anniversaire pour offrir (ou s’offrir !) la dernière console de jeux.

Je connais un parrain qui offre chaque année à son jeune filleul un ou deux santons de la crèche. Au fil des années, ce dernier s’est constitué une collection assez fournie. Le jour de son emménagement, la crèche sera devenue une joli village !

Philip Kosloski


©www.philipkosloski.com

Philip Kosloski vit aux Etats-Unis. Marié et père de cinq enfants, il est journaliste pour Aleteia. Il écrit également pour le Réseau mondial de prière du pape.