Deuxième rapport annuel de l’Église catholique en Belgique

Le deuxième rapport annuel de l’Eglise catholique en Belgique est paru début décembre.

Les nombreuses réactions positives, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Eglise, lors de la première édition du rapport, nous ont encouragé à poursuivre notre communication sur le fonctionnement interne de l’Eglise ainsi que sur l’engagement des fidèles dans la société.

Le deuxième rapport constitue bien plus qu’une simple mise à jour du premier. La présentation unanimement saluée a été maintenue. Dans le même temps, un grand nombre de nouvelles données sont présentées (les premières communions, les annulations de mariage, les prêtres et diacres ayant quitté le ministère, les laïcs nommés, …). Ce nouveau rapport contient donc encore davantage de données chiffrées intéressantes que le précédent.

Un thème a également été plus spécialement étudié, à savoir : les femmes dans l’Eglise.

Un inventaire a été réalisé, à l’intérieur de l’Eglise, afin de déterminer le nombre de femmes par fonction. Et ce, du niveau interdiocésain jusqu’au niveau paroissial.

Les données du rapport portent sur les activités de 2018. Le précèdent rapport portait sur l’année 2016. L’année 2017 n’est donc pas documentée.

Pour un certain nombre de données, il convient d’encore confirmer les méthodes de collecte. Il a, dès lors, été décidé de ne pas faire de comparaison avec 2016 à la hausse ou à la baisse.

Il est trop tôt, après seulement deux inventaires, pour tirer des conclusions pertinentes.

Il convient d’attendre 5 ans avant d’être en mesure de percevoir des tendances claires.

 

Trois domaines en mutation

Le rapport annuel dessine une Église en mutation. Celle-ci prend plusieurs formes. L’une d’entre elles est la féminisation.

Sur les milliers de personnes (l’enquête porte sur les activités de plus de 7.000 hommes et femmes) qui endossent des responsabilités au sein de l’Eglise, on constate qu’une majorité sont des femmes : elles représentent 55% de l’ensemble des collaborateurs. L’inventaire effectué à l’occasion du rapport annuel laisse clairement apparaître que les femmes jouent un rôle déterminant pour l’avenir de l’Eglise ainsi que dans la vie spirituelle.

Ensuite, il y a les laïcs engagés au sein de l’Eglise.

Dans l’ensemble des diocèses de Belgique, on compte 1.940 prêtres nommés par un évêque contre 2.038 laïcs (au sein des paroisses, des services diocésains, des hôpitaux, des maisons de repos et de soins, …). Cette proportion croissante de laïcs se retrouve également au niveau de la formation. Ainsi, on compte 64 candidats prêtres en formation contre 297 hommes et femmes se formant au travail pastoral.

Une troisième déclinaison de cette mutation est la diversité grandissante parmi les fidèles et les pasteurs.

A côté des communautés catholiques de croyants francophones, néerlandophones et germanophones de Belgique, on trouve également 155 communautés catholiques d’origine étrangère dont 9 communautés catholiques de rite oriental (tels que les Chaldéens et les Syriens catholiques).

 

En Belgique, parmi les 2.260 « ministres du culte » payés par le Service Public Fédéral, 20% d’entre eux sont d’origine étrangère. Les plus représentés sont les Congolais (172), suivis par les Français (43) et les Polonais (34).

Rapport online

Vous pouvez consulter et télécharger le rapport sur le site www.rapportannueleglise.be

Disponible bientôt dans les librairies liturgiques