Drongen 2024 | Les RUP de Bruxelles réfléchissent à l’avenir des Unités Pastorales

 

Drongen 2024 | Les RUP de Bruxelles réfléchissent à l’avenir des Unités Pastorales

 

Le vicaire épiscopal pour Bruxelles, le chanoine Tony Frison et son adjointe, Marie-Françoise Boveroulle avaient convié tous les RUP (Responsables d’Unités Pastorales), les VPE (leurs équivalents néerlandophones) ainsi qu’une poignée de prêtres responsables de communautés d’autres langues* à se réunir pour deux jours à l’abbaye de Drongen, les 11 et 12 juin.

Ce rendez-vous annuel avait pour objet de réfléchir au futur des Unités Pastorales, sachant que le modèle avait été dès son lancement en 2005 annoncé comme transitoire par le cardinal Jozef De Kesel, alors évêque auxiliaire pour Bruxelles. Du côté flamand, la transition vers un modèle futur est déjà en cours avec le lancement cette année d’une communauté Paul (Paulus Gemeenschap) qui réunit les pasteurs en activité et supprime le caractère d’attachement territorial pour mettre en commun à terme la catéchèse et d’autres pans d’activité.

Les Unités Pastorales de quoi s’agit-il ?

Du côté francophone, Bruxelles est actuellement divisée en 25 unités pastorales francophones, auxquelles s’ajoutent aussi quelques 42 communautés d’origine étrangères. Le territoire dans sa globalité est, lui, divisé en 4 doyennés : Sud, Centre, Nord-Est et Ouest, administré par un doyen ou une équipe décanale.

Drongen 2024 a permis à tous de prendre le temps de faire le bilan et d’envisager des perspectives d’avenir pour ce modèle basé sur une réalité territoriale.

Tony Frison et Marie-Françoise ont dressé en introduction l’historique de ce découpage et évoqué les différents modèles d’association envisageables pour l’avenir. Ensuite les participants se sont répartis en 11 groupes pour réfléchir aux questions suivantes.

Le lundi :

  • Selon vous, comment mettre en œuvre une pastorale missionnaire au service de la construction du Royaume ?

Le mardi :

  • Les réalités pastorales et la vie sociétale ont évolué ces dernières années, dans quelle mesure, selon vous, l’Unité Pastorale peut-elle encore répondre à ces défis et pourquoi ?
  • A votre avis, comment mieux faire correspondre notre cadre actuel aux réalités et défis pastoraux d’aujourd’hui ?

Mgr Luc Terlinden qui a été présent durant toute la retraite, fut un auditeur attentif aux remarques et souhaits des participants.

 

Découverte de la méthodologie de la Conversation dans l’Esprit

Il est à noter que la méthodologie de discussion en sous-groupes était celle de la conversion dans l’Esprit, qui a été élaborée lors du Synode. De façon concrète, lors du premier tour de table après une invocation chantée à l’Esprit-Saint, les participants répondent aux questions sans s’interrompre, et les uns après les autres. Après un 2nd temps en silence de 5mns, chacun s’exprime à nouveau à tour de rôle sur ce qui l’a touché lors du premier tour de table. Enfin après un 3ème temps de pause silencieuse, chacun formule ce qu’il souhaite voir noter dans le compte-rendu tenu par le rapporteur du groupe qui est une personne distincte du responsable. Une grille en 7 points était prévue à cet effet. Cette méthode de travail a été appréciée, certains participants évoquant sa proximité avec la méthode ESDAC (Exercices Spirituels pour un Discernement Apostolique en Commun), utilisée lors de précédentes éditions de Drongen.

Au final, une moisson d’idées abondante que la mise en commun prévue lors de la seconde journée, peinait à couvrir. Le Conseil Vicarial de Bruxelles est donc à pied d’œuvre pour synthétiser et discerner les questionnements affleurant au cours de cette séance de réflexion : plusieurs participants ont souhaité que le fruit de ce travail leur soit partagé afin de pouvoir le répercuter à leurs équipes pastorales pour continuer de cheminer.

 

Faire l’expérience de la fraternité

Mgr Luc en conclusion de cette session riche, revenait sur l’atmosphère fraternelle qui y régnait et sur la vitesse de croisière optimale atteinte par les organisateurs pour le déroulé le plus efficace. Alternance aux temps de réflexion, un temps de prière en introduction et une eucharistie le mardi matin permettaient à chacun de se ressourcer dans la prière ; notons que l’accompagnement musical du père Guido Vandeperre à la guitare et de Marie-Françoise Boveroulle que nous découvrions au violoncelle, a contribué à la beauté de ces temps de respiration. Les trois repas ont été l’occasion de faire connaissance et de prolonger la discussion, notamment pour les responsables des CAL présentes*  :

  • Communauté roumaine – Royale Ste-Marie (Schaerbeek)
  • Communauté hispanophone – ND-du-Finistère (Centre)
  • Communauté portugaise – Eglise Saint-Gilles
  • Communauté brésilienne – Ste-Alène (Saint-Gilles)
  • Communauté albanophone – ND-de-Laken
  • Communauté polonaise – ND-de-la-Chapelle (Centre)
  • Communauté ukrainienne – ND-de-Lourdes (Jette)
  • Communauté syriaque catholique – Sainte-Famille (Woluwé-Saint-Lambert)

Enfin le lundi soir, un temps de convivialité libre après 21h a été apprécié de tous. Le mardi avant le repas du midi, un temps d’agora a permis le partage d’un certain nombre d’événements à venir émanant tant du vicariat que du terrain.

Au final, deux jours intenses avec des conclusions qui semblent marquer la nécessité de faire évoluer le modèle actuel des Unités Pastorales vers un modèle futur encore à fixer mais plus en adéquation avec les défis de la foi d’aujourd’hui, respectueux de nos forces vives mais toujours inscrit dans la mission.

 

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