Echos | retour sur la célébration de la réouverture de l’Eglise de la Sainte Trinité

Echos | retour sur la célébration de la réouverture de l’Eglise de la Sainte Trinité

La fête de la Sainte Trinité, quelle meilleure date pour rouvrir notre église ??

Une fois assurés de la sécurité de l’église, le délai est court pour réouvrir cette église en cette fête, mais le passage et les questionnements réguliers des habitants du quartier donnent des ailes : équipes de ménage, rangement, tractage, affichage, chants, fleurs… tout le monde s’est retroussé les manches pour être prêt ce dimanche 26 mai !

La journée a donc commencé par une messe unique du dimanche matin pour les 3 églises de l’UP : pleine à craquer, l’église a accueilli paroissiens habituels, voisins, commerçants du quartier pour une messe pleine de ferveur et de joie.

Le Père Cédric Claessens a encouragé chacun à retrouver la joie de la relation, à encourager la chaleur d’une famille qui va bien, à l’image de la sainte Trinité 
La messe s’est terminée par un petit mot de Charles (cf + bas) et tout le monde s’est retrouvé sur le parvis pour 2h de fête : chateau gonflable pour les enfants, frites, hots dogs, glaces, buvette … tout cela, en échappant à la pluie du jour, terminant même sous quelques rayons de soleil !

Nombreux sont les habitants du quartier qui ont témoigné de leur émotion de voir l’église revivre …

Et quelques heures plus tard, ce sont les jeunes qui ont inauguré leur messe de 19h qui aura désormais lieu tous les dimanches soirs à 19h (sauf juillet-août)  à la Trinité. Et eux aussi ont pu bénéficier du parvis pour vivre leur « after-messe » dehors !

Mot de Charles : 

Eglise de la Sainte Trinité, en la fête de la Sainte Trinité, le 26 mai 2024 – Ixelles

Merci d’être là! Quel plaisir pour la Fabrique d’église de vous revoir!
Vous êtes ici chez vous, nous vous attendions avec foi et impatience.
Cette église est à l’image de notre Église Romaine: elle plie mais ne rompt pas.

Elle nous a été transmise et nous en sommes, tous, responsables.
Responsables de la chérir, de la soigner, de la rendre belle, de l’aimer, pour la transmettre un jour.

Nous nous occupons de réparer ces vieilles pierres pour que les hommes et les femmes s’y réparent eux aussi, pour que tous les riverains du quartier s’ouvrent au Christ, pour que les touristes de passage trouvent la paix et apprécient sa beauté, pour que les chrétiens d’ici et d’ailleurs s’y recueillent.
La réouverture de l’église est un défi pour notre siècle à l’heure où nous catholique sommes peu nombreux en Belgique et en Europe. Mais c’est en fait un vrai souffle d’espérance pour nous tous: abattus nous nous relevons ! Oui l’église se relèvera toujours!
Voyez, cette réouverture, qui peut paraître anachronique est un écho aux si nombreux catéchumènes baptisés en Belgique et en Europe à Pâques. Du jamais vu nous dirons certains!

Que ce soit ici ou ailleurs, l’Eglise a besoin de nos talents, de vos talents. N’ayons pas peur, engageons nous!


Un peu d’histoire maintenant :

derrière vous la façade, 1642, qui provient du Couvent des Augustins, rue du Fossé aux loups, près de la place de  Brouckere, détruit pour couvrir la Senne. Elle a vu passer : les révolutionnaires français, puis comme hôpital  de campagne les blessés de la bataille de Waterloo, Guillaume III des PB le jour de son baptême, la révolution belge et la désacralisation en 1842 etc.
– 1857, le baron Brugman offre un terrain et finance une chapelle provisoire dans la plaine du Ten Bosch à la demande de Leopold 1er
– viennent les 4 1eres travées construites grâce au Baron Brugmann en 1895
– la 5e travée et le transept construits en 1907 l’église étant déjà….trop petite pour accueillir tous les catholiques du quartier
– en 1934 la sacristie bâtie par l’ordre de Malte qui y a installé son siège belge
– le grand orgue majestueux, construit en 1938, l’un des plus beaux de Bruxelles
– la chaire de Vérité et son maître autel en bois réalisé vers 1845
– bref, comment pouvions nous laisser tomber ce patrimoine qui a traversé l’histoire ?!

Et maintenant, place aux réjouissances !

Charles d’Alançon