Echos |Mgr Terlinden « Le Bienheureux Edouard Poppe : un appel à la sainteté ! »

Echos |Mgr Terlinden « Le Bienheureux Edouard Poppe : un appel à la sainteté ! »

 

Le 1er mai 2024, mgr Terlinden a donné plusieurs enseignements lors de la rencontre interdiocésaine des prêtres à l’ occasion du centenaire de la mort de l’abbé Edouard Poppe.

Il y a avait une cinquantaine de prêtres présents, et la messe fut présidée par mgr Terlinden en concélébration avec l’ évêque de Gand, mgr Lode Van Hecke, mgr Cosijns, mgr Smet, postulateur et l’abbé Edward Janssens, recteur du sanctuaire. 

Découvrez la quintessence des enseignements dispensés par notre archevêque sur cette figure majeure du catholicisme belge contemporain :

 

 

Un appel à la sainteté 

Notre rencontre aujourd’hui autour du bienheureux prêtre Edouard Poppe nous recentre autour de notre vocation première : la sainteté, aussi pour les prêtres !

Dans un livre que je vous conseille et qui a été traduit en Français, « De l’Orient brille une lumière », l’actuel préfet du Dicastère pour le clergé, le cardinal coréen Lazzaro You Heung-Sik, écrit à propos du prêtre : « l’objectif est la rencontre du Christ et l’accueil de son amour qui fait de nous des saints. La vocation principale du prêtre n’est pas le sacerdoce ordonné mais la sainteté ».

Je pense que cette affirmation rejoint le cœur de la spiritualité du prêtre Edouard Poppe, au-delà de ce qui peut nous différencier à un siècle de distance. Le bienheureux Poppe partageait la spiritualité et la théologie du sacerdoce de son temps. Bien que d’horizons très différents, il était ainsi très proche, du point de vue spirituel, du Cardinal Mercier. Une connivence s’est même établie entre les deux hommes, assez surprenante au premier regard si l’on ne voit que ce qui, a priori, séparait ce jeune prêtre sensible à la cause flamande et ce prélat d’un âge mûr, grand patriote et héros national de la Belgique à la sortie de la première guerre mondiale. Mais l’un et l’autre puisaient à une source commune : celle du Christ et de l’Évangile. La sainteté du prêtre s’abreuve à cette source.

Le concile Vatican II a repris cet appel à la sainteté mais en mettant en valeur sa dimension universelle. Elle est celle de tous les baptisés. Pour reprendre les mots du Cardinal You, notre vocation est d’abord celle de notre baptême. Le ministère du prêtre est une forme ou une modalité à travers laquelle nous sommes appelés à vivre notre baptême. Cela est très important car le prêtre n’est pas séparé des autres baptisés. Autrement, nous tombons dans le cléricalisme. Le prêtre est d’abord un frère parmi des frères et des sœurs.

La spiritualité du prêtre ne va donc pas se construire d’abord sur sa fonction ou son rôle dans l’Église mais s’enraciner dans le baptême. A partir de cette vocation commune, notre spécificité de prêtre devient une modalité concrète de vivre l’Évangile, au service de l’Église et de nos frères et sœurs. Notre oui à l’ordination est un prolongement de notre vocation première à la sainteté reçue avec le baptême.

L’affinité que le prêtre Edouard Poppe va découvrir avec sainte Thérèse de Lisieux et sa petite voie montre aussi comment, dans sa vie, il a accueilli cet appel universel à la sainteté. Lors d’un pèlerinage sur la tombe de la petite Thérèse en 1920, il est particulièrement touché : « j’ai reçu sur cette tombe la plus grande grâce de ma vie ! » Edouard était alors habité par l’angoisse en pensant à son manque de mérites face à Dieu. Il se sent malheureux et rejeté, incapable de faire confiance et de croire.

La rencontre avec Thérèse de Lisieux va le libérer. La sainteté ne s’acquiert pas à la force du poignet mais est d’abord abandon à l’amour infini de Dieu et à sa tendresse. Pour aller au ciel, pas besoin de se faire grand en accumulant les mérites. Au contraire, c’est en se faisant petit et en en se laissant porter par les bras de Jésus que je suis élevé vers le ciel. Jésus n’enseigne rien d’autre : « si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux » (Mt 18, 3).

Commentant cette parole de l’Évangile en lien, avec la béatification de Thérèse de Lisieux toute proche, l’abbé Poppe enseignera aux séminaristes en service militaire au CIBI en 1923 :

« Nous aussi, nous devons rester simples dans nos rapports avec le Seigneur et dans nos relations avec les autres.

1. Soyez simples comme des enfants devant Dieu, notre Père.
Priez avec les yeux … c’est la prière des enfants.
Sur son lit de malade, Thérèse était en prière et sa sœur lui demanda : « Que dites-vous à Jésus ? ». Thérèse répondit : « Je ne lui dis rien, je l’aime. »
Dans l’aridité spirituelle, précipitez-vous de tout votre être dans les bras de Dieu.
2. Cueillez des fleurs, comme le font les enfants. Une fleur de prière, une fleur de sacrifice, une faveur gratuite que l’on fait à l’autre, une fleur d’obéissance quand les temps sont durs.
3. Soyez toujours charitables entre vous et vivez l’évangile plus à la lettre qu’en esprit, comme les saints nous l’ont montré.

Demandons le don « d’enfance spirituelle » pour regarder Marie comme notre mère, Dieu comme notre Père, Jésus comme notre frère et nos amis comme les frères de Jésus . »

Cette petite voie de l’enfance spirituelle se retrouve dans la vie et l’enseignement de l’abbé Poppe. Il aimait ainsi donner ce conseil à d’autres : « Soyez petits ! »

« Tiens bon, mon frère ! Ce n’est pas de l’orgueil que de vouloir devenir saint, non, c’est la véritable humilité : ‘Pas moi, mais le Christ en moi’. Est-ce orgueilleux de croire que nous le pouvons alors que nous ne sommes que des hommes ?
Toi, qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il tienne debout ou qu’il tombe, cela regarde son maître à lui. (Rom. 14.4) Voilà la réponse. Il ne faut jamais juger. Tu n’as pas à juger la vie intérieure des autres. Fais ce que tu dois, suis la grâce. Surtout, ne t’étonne pas de ce que tu vois chez tes confrères et tes camarades. Si tu vois le mal, humilie-toi devant Dieu et demande-lui la grâce de rester droit. Cette grâce, tu en auras plus que besoin. Tu ne dois pas attendre qu’un autre saint vienne à toi, car les saints ne sont pas si nombreux. Avance, et si tu ne peux pas marcher, rampe ! C’est cela la vraie fraternité et l’humilité . »

« Mon Dieu, j’espère avec une foi ferme que vous m’accorderez le pardon de mes fautes et la grâce d’une vie sainte. Pourquoi ? Parce que vous êtes infiniment bon, ô Jésus, tout-puissant et fidèle à vos promesses. J’ai confiance que je deviendrai saint, non pas parce que je suis fort, car je suis faible, mais parce que vous êtes tout-puissant. J’ai confiance que je deviendrai saint, non parce que je comprends et prévois les choses, non parce que je suis bon, mais parce que Vous êtes infiniment bon, miséricordieux et fidèle à Votre parole.
Je veux vous suivre, Jésus, parce que toute ma force réside dans votre bonté et dans votre toute-puissance. Jésus, je deviendrai saint. Je le deviendrai. Il le faut… Ave Maria… »

« Voulez-vous vraiment vous sanctifier, malgré les difficultés de votre apostolat ?
Vous sanctifier, faire du bien aux âmes qui vous entourent ?
Croyez que Jésus VA faire de vous un saint !
Le passé ne compte pas : faites un bon acte de contrition
et confiez-vous à la miséricorde de Jésus.
Ensuite, jetez-vous dans l’amour de Dieu
et faites un acte fervent d’espérance.
Dites lentement et humblement :
Mon Seigneur et mon Dieu, j’espère avec une confiance inébranlable,
que vous m’accorderez le pardon de mes péchés et la grâce de vivre saintement.
Parce que vous êtes infiniment bon, tout puissant et fidèle dans vos promesses.
Je crois fermement que vous pouvez me sanctifier,
non pas parce que je suis fort -car je suis faible-
mais parce que vous pouvez tout.
Je veux vous suivre, Seigneur,
et je puise ma force dans votre bonté et dans votre toute-puissance. »

Oui, il y a une profonde unité entre notre vocation baptismale et notre vocation de prêtre. C’est la même attitude qui nous est toujours demandée : celle de la petite voie de l’enfance spirituelle chère à sainte Thérèse de Lisieux et reprise par le bienheureux Edouard Poppe. Cela veut dire que lorsque nous nous sentons défaillir devant une montagne de défis, de problèmes à résoudre, nos faiblesses, nos échecs… l’appel de Jésus à devenir comme des enfants retentit chaque fois à nouveau. Car c’est lui, Jésus, qui nous mène à la sainteté, c’est lui qui nous porte vers le ciel et c’est lui aussi qui est le seul pasteur de l’Église. Nous n’en sommes que les ministres, les serviteurs.

Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas être attentifs aux moyens que nous mettons en œuvre pour l’accomplissement de notre ministère et aussi à l’importance d’une vie équilibrée, nourrie par la prière et de saines amitiés. La voie de l’enfance spirituelle n’est pas une naïveté infantile. Mais c’est justement en puisant dans les ressources de notre baptême, qui fait de nous, dans l’Esprit, les enfants bien-aimés du Père et des frères de Jésus, que nous puiserons aussi la force et l’énergie pour être fidèles au ministère reçu par l’imposition des mains.

Le Concile Vatican II, en particulier dans le décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum ordinis, a bien mis en relief cet commune vocation à la sainteté de tous les baptisés (cf. PO, 12). Mais il souligne en même temps :

« Par leur vocation et leur ordination, les prêtres de la Nouvelle Alliance sont, d’une certaine manière, mis à part au sein du Peuple de Dieu ; mais ce n’est pas pour être séparés de ce peuple, ni d’aucun homme quel qu’il soit ; c’est pour être totalement consacrés à l’œuvre à laquelle le Seigneur les appelle » (PO, 3).

« Cette perfection, les prêtres sont tenus de l’acquérir à un titre particulier : en recevant l’Ordre, ils ont été consacrés à Dieu d’une manière nouvelle pour être les instruments vivants du Christ Prêtre éternel, habilités à poursuivre au long du temps l’action admirable par laquelle, dans sa puissance souveraine, il a restauré la communauté chrétienne tout entière » (PO, 12).

Le ministère de prêtre colore donc d’une manière particulière notre appel à la sainteté. Et c’est ici aussi que la spiritualité sacerdotale de l’abbé Poppe garde toute son actualité. Car elle est à la fois habitée par l’esprit d’enfance et d’abandon et façonnée par l’exercice du ministère. La sainteté du prêtre ne se vit pas à côté de son ministère mais dans et par son ministère. De même, il ne doit pas chercher à se resourcer spirituellement à côté de son ministère mais à travers celui-ci.

Des fraternités de prêtres, des groupes de spiritualité, des temps de récollection peuvent bien évidemment jouer un rôle important dans la vie spirituelle du prêtre. Mais ils ne viennent pas suppléer un déficit supposé de spiritualité dans l’exercice même du ministère, comme si je devais exercer une fonction et à côté de cela trouver où me nourrir spirituellement. Quand je célèbre l’eucharistie ou un baptême, je vis pleinement ma spiritualité sacerdotale. De même quand je fais une visite, ouvre ma porte à un mendiant, participe au conseil pastoral ou de Fabrique !

L’abbé Poppe nous offre une spiritualité du prêtre enracinée dans le ministère. Je voudrais ici en esquisser quelques traits, en les actualisant à partir de ma propre expérience.

 

Intimité avec Jésus

Pour Edouard Poppe, ce n’est pas l’extérieur de la coupe qui compte mais bien l’intérieur. Il utilise à ce propos l’image d’une boîte vide ou pleine. Malheureusement, l’Église, les prêtres ou les fidèles ressemblent parfois à des boîtes vides. L’extérieur est reluisant mais l’intérieur est vide.

Pour porter du fruit, évangéliser, le prêtre est appelé à soigner sa vie intérieure, à grandir dans l’intimité avec Jésus et dans la prière.

« Parfois, il m’apparaît très clairement que la valeur de mon apostolat est proportionnelle à la valeur de ma vie intérieure.
Presque toujours, le zèle apostolique va de pair avec le désir intérieur d’union à Jésus et vice versa.
Les beaux textes, les belles pensées ne contribuent que très peu à l’avènement du Règne de Jésus et de Marie.
Avant de promouvoir le Royaume par mes écrits, il doit d’abord être présent à l’intérieur de moi-même. »

« Seule la sainteté peut toucher les indifférents,
les paroles et les beaux mots en sont incapables !
Paroles et œuvres extérieures ne sont que des canaux
par lesquels la sainteté se fraie un chemin vers les âmes.
Nous ne sommes pas d’abord vicaire, professeur ou surveillant,
mon frère, nous sommes des missionnaires.
Oui, de vrais missionnaires au milieu de nos concitoyens !
Le temps est aux missionnaires, pas aux titres et aux nominations.
Un enseignant doit savoir qu’il est missionnaire dans sa classe.
Un surveillant doit être un missionnaire, un guide, pas un chien de garde.
Un vicaire doit être missionnaire au confessionnal, en chaire, à l’école.
Il est avant tout missionnaire dans ses rencontres fréquentes et fidèles
avec l' »Ami du Tabernacle ».
Celui qui ne puisse pas là, qui ne va pas souvent y puiser,
celui qui n’en fait pas sa demeure, n’est pas missionnaire.
Il est une pompe qui tourne à vide, qui s’agite, mais n’absorbe aucune eau. »

Pour décrire cette intimité avec Jésus, il utilise des images simples, notamment de la nativité et de la vie cachée de Jésus, un peu comme dans les méditations de saint Charles de Foucauld :

« Demandez parfois : « Saint Joseph, comment dois-je parler à Jésus ? ».
Surtout si vous ne ressentez aucun sentiment de piété.
Il peut vous l’apprendre.
Il vous le dira :
« Lorsque vous priez, vous devez voir Jésus devant vous,
et Marie à côté de vous ».
Il n’y a pas de mal à ce que Jésus dorme et ne dise rien.
Il est là, et cela suffit.
Vous devriez être heureux parce que Jésus est là.
Jésus est également présent dans l’Eucharistie. ».

 

Vocation

Edouard Poppe a aussi connu des combats dans le discernement de sa vocation. Mais une fois sa vocation discernée et confirmée par l’Église, il s’y tient et y trouve aussi la force dans les épreuves ou face au qu’en-dira-t-on :

« Pourquoi craindre le jugement des hommes ?
Pourquoi s’en soucier ?
Ils nous trouvent excentriques ? trop zélés ?
Ils pensent que nous voulons trop bien faire ?
Ne nous inquiétons pas s’ils nous trouvent trop pauvres,
trop ardents à suivre le Christ
ou en contradiction avec les principes et les habitudes de je ne sais qui. »

Être appelé par Dieu et par l’Église rend libre, y compris par rapport aux résultats :

« Laisse agir la divine Providence
et sois « encore plus » indifférente quant aux résultats.
Ne t’inquiète pas pour l’avenir, même pas pour demain !
Que ta devise soit : « Tout ce que veut Jésus ».
Dis-le avec le sourire. »

 

Pauvreté

L’abbé Poppe a choisi de vivre concrètement la pauvreté dans son ministère, pour n’être qu’au service de l’annonce de la Parole et mieux imiter le Christ :
« Il faut des ‘appelants’, des hérauts, rien ni personne ne proclame mieux le Christ que ceux qui s’abandonnent totalement à la pauvreté. »

Son père lui avait dit : « tu veux être prêtre, mon fils, et c’est bien, à condition d’être prêtre pour les pauvres et non pour les riches. » Il se fera vraiment pauvre pour servir les pauvres. Il a aussi un vrai souci de la justice sociale. Ainsi, son engagement dans le mouvement flamand n’était pas idéologique ou nationaliste mais habité par un souci de justice.

La pauvreté du prêtre n’est pas une fin en elle-même. Elle est toujours au service de la fraternité, de la justice et de l’annonce de l’Évangile. Il est bon, en ce domaine, de discerner et de se donner une ligne de conduite. On ne demande pas à un prêtre diocésain d’être pauvre comme un franciscain mais une vie en accord avec l’Évangile qu’il annonce.

 

Obéissance

Jésus lui-même a été obéissant à Marie et Joseph durant sa vie à Nazareth. Obéir, c’est donc s’unir au Christ. Cela n’implique pas une obéissance aveugle. Elle doit se vivre dans le dialogue. Et nous ne pouvons pas être entrainés dans le péché par obéissance à l’autorité.

Edouard ne manquait pas d’exposer son point de vue au supérieur quand cela lui semblait juste. Mais il était prêt à se soumettre. Pour lui, « la paix naît de l’obéissance ».

« Le serviteur est-il plus grand que le maître ? …
Rien ne nous empêche d’exposer notre point de vue à l’autorité
mais il faut nous préparer à nous soumettre.
Si le verdict nous est défavorable, il faut obéir et faire confiance !
Dans l’obéissance, nous sommes sûrs d’être vainqueurs !
Il faut le croire : la volonté de Dieu est présente dans un acte qui nous pèse. »

L’obéissance est le moyen le plus sûr de faire la volonté de Dieu.

Bien souvent, nous ne sommes pas quotidiennement soumis à la vigilance d’un supérieur, fort heureusement ! Mais cela ne nous empêche pas de chercher à obéir à Dieu qui nous parle à travers sa Parole, la conscience ou les évènements.

L’obéissance peut aussi prendre la forme d’une acceptation des croix qui nous sont données. Nous n’avons pas à les chercher, il y en a assez dans le ministère ! Ce sont autant d’occasions de nous unir par amour à Jésus.

« Dieu nous envoie souvent des souffrances.
C’est ce que nous appelons des croix.
Les croix sont des mortifications qui surviennent
sans que nous les ayons recherchées.
Ces croix sont les meilleures, car elles viennent directement de Dieu.
Pour celui qui s’en plaint et gémit,
la croix est doublement difficile à porter et elle perd tout son fruit.
Celui qui prend sa croix et la porte par amour pour Jésus,
se rend bien compte qu’elle fait mal,
mais il acquiert du mérite et, au bout du compte,
il parvient à l’aimer et trouve la force de la porter. »

 

Chasteté

Comme beaucoup de séminaristes de son temps, Edouard au séminaire éprouvait de la gêne dans ses relations avec les femmes. Il n’y était pas préparé. Heureusement, il s’en confie à son directeur spirituel, qui va l’encourager dans sa volonté à ne pas pécher mais en bannissant la peur et la nervosité. Il l’invite à se montrer naturel et bienveillant.

Un grand réalisme doit toujours nous guider en la matière. Il faut pouvoir accueillir ses fragilités et ses échecs. Et s’en ouvrir à son père spirituel mais aussi, quand c’est nécessaire, se faire accompagner par des professionnels.

La capacité à nouer des relations seines et respectueuses est essentielle si l’on veut vraiment être au service de l’annonce de l’Évangile, devenir instruments du Christ.

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Le musée du sanctuaire Edouard Poppe à Moerzeke près de Hamme est actuellement fermé.

Cependant retrouvez sur le site Kerknet en flamand, la page de biographie qui lui est consacrée ainsi que les coordonnées du lieu ici.