Théâtre « Shahada » ou la réconciliation possible au théâtre de Poche jusqu’au 1er octobre
Peut-être que durant toute notre vie nous cheminons avec plusieurs êtres en nous, qui tantôt s’affrontent tantôt se mettent d’accord. Nous portons en nous un peuple. (François Cervantes)
Fida Mohissen, 50 ans, est Syrien. A 26 ans, il débarque à Paris et s’y installe. A cette époque, il a le cul entre deux chaises ; celle de l’Islam dont il respecte jusque-là scrupuleusement les préceptes et celle de sa nécessaire émancipation. Celle d’une vie strictement conçue comme un chemin vers l’au-delà ou celle d’une vie dédiée à l’amour où le chemin possible vers le sacré serait dans la relation à l’autre.
C’était un documentaire sur les victimes du Zero Nine Eleven, ça défile, des visages, des gens, parents des victimes, femmes des victimes, enfants des victimes, des SMS, des « je t’aime maman »… Mes larmes se sont mises à tomber. J’espérais me réveiller et me dire : Ouf Alhamdulillah c’était un cauchemar… Un Dieu ne peut pas commander ça, Le Dieu qui a commandé ça n’est pas mon Dieu.
Shahada se traduit ainsi : « être présent, être témoin, attester ». Dans le spectacle éponyme, le Fida d’hier et celui d’aujourd’hui mènent une âpre partie d’échecs. Un combat cruel entre l’enfant et l’adulte, duquel la réconciliation paraît impossible. A moins que…
Mercredi 19h30
Jeudi, vendredi et samedi 20h30
Debby Termoula
Réserver ici.
Date / Heure
Date(s) - 28 septembre 2022
19h30 - 21h00
Lieu
Théâtre de Poche
1a Chemin du Gymnase
1000 Bruxelles
