FIACAT | 10 Décembre – Journée mondiale des droits de l’homme : vous avez été confiné.e.s, ils.elles le sont dans moins de 4m2

Soutenez les détenu.e.s pour la Journée internationale des droits de l’Homme, le 10 décembre 2020 !

L’impact de la pandémie sur les prisons

Cette année, plus que jamais, les détenu.e.s ont souffert de conditions de détention inhumaines et dégradantes. La pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet les prisons, lieux particulièrement propices à la propagation du virus du fait de la promiscuité et l’insalubrité qui y règnent. Pour prévenir la propagation du virus dans ces lieux, de nombreux États ont interdit les visites des familles et proches des personnes détenues quand bien même celles-ci apportent souvent un soutien moral et matériel (nourriture, médicaments, produits sanitaires) vital pour les personnes privées de liberté.

Présentation du programme

Avec le programme sur la détention préventive abusive (DPA), la FIACAT lutte pour réduire la surpopulation carcérale et prévenir la torture et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants à l’intérieur des prisons.
Grâce à l’expertise de nos membres, nous avons pu identifier que les prisons sont surpeuplées en partie à cause des nombreux cas de détention préventive abusive.
La détention préventive prive une personne mise en examen de sa liberté à titre exceptionnel. Elle intervient dès l’instruction et jusqu’à ce que le procès ait fait l’objet d’une décision définitive.

Il s’agit d’une atteinte à la présomption d’innocence !
C’est pourquoi la détention préventive est strictement encadrée par une procédure et des délais légaux au-delà desquels la personne doit être remise en liberté. Lorsqu’une personne est maintenue en détention en violation de ces règles, on dit qu’elle est en détention préventive abusive.
Pendant la pandémie de la Covid-19, les tribunaux ont fonctionné au ralenti. Si certaines personnes ont pu bénéficier de mesures de grâce et de remises de peine, beaucoup de détenu.e.s en attente de jugement ont vu leur procès repoussé. Le nombre de cas de détention préventive abusive a ainsi augmenté.

Que faisons-nous ?

Nos bénévoles ACAT rendent visite aux personnes détenues et s’entretiennent avec elles pour connaître leur situation. Au-delà du lien social primordial que cela représente pour les détenu.e.s, ces entretiens nous permettent d’identifier les cas dans lesquelles la détention de la personne en attente de son jugement est illégale. Ces dossiers sont ensuite transmis à des avocat.e.s référent.e.s qui travaillent avec les juridictions pour obtenir la libération de ces personnes.
Les bénévoles ACAT profitent également de ces visites pour fournir aux prisons des produits de première nécessité liés notamment à la crise de la Covid-19.

Où travaillons-nous?

Nous intervenons dans 3 pays d’Afrique subsaharienne :
• Congo Brazzaville
• Côte d’Ivoire
• Madagascar

De 2017 à 2020, la FIACAT a accompagné plus de 2300 détenu.e.s dans leur parcours judiciaire et a obtenu plus de 600 libérations dans ces trois pays.
En 2021, grâce à vos dons, nous pourrons continuer notre action.

A quoi servira l’argent collecté ?

En soutenant ce projet, vous agissez directement contre le fléau de la surpopulation dans les prisons et pour la prévention de la pandémie en ces lieux en apportant un soutien matériel, moral et juridique aux détenu.e.s
Grâce à votre don, vous participez notamment au financement des visites de prison par les bénévoles, au suivi des dossiers par des avocat.e.s et à la fourniture de produits de première nécessité notamment pour lutter contre la propagation de la pandémie (médicaments, gel désinfectant, masque etc.).

Nous soutenir, c’est soutenir les oublié.e.s de la justice et lutter contre la surpopulation des prisons !

Où vont mes dons ?