Jubilé de l’Abbaye de Maredsous | « Nous rendons grâce pour les 150 ans de cette abbaye »

150 ans de l’Abbaye de Maredsous : « Nous rendons grâce pour les 150 ans de cette abbaye »

Dimanche 16 octobre marquait les 150 ans (et un jour !) de l’abbaye de Maredsous. La journée rehaussée par la présence du Roi Philippe et de la Reine Mathilde comprenait une messe célébrée par le Cardinal De Kesel.

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« Nous rendons grâce pour les 150 ans de cette abbaye, a reconnu le Cardinal De Kesel lors de la messe pontificale de ce dimanche 16 octobre à Maredsous. Rendons grâce pour le grand rayonnement qu’elle a eue et qu’elle a encore pour tout notre pays. »

👉 Découvrir le dossier que Dimanche y a consacré : « Maredsous rayonne depuis 150 ans »

Vocation à la fraternité

Dans l’homélie prononcée par le primat de Belgique devant une nombreuse assemblée, le Cardinal De Kesel insiste sur la mission de chaque chrétien, et la vocation plus spécifique des moines. « Telle est la vocation de l’Eglise et du chrétien : vivre en communion avec Dieu ; écouter sa Parole et en vivre. Une communion qui nous invite et nous pousse à chercher la fraternité et la communion avec nos frères et sœurs. Telle est aussi la vocation d’une communauté monastique. Elle vit de l’écoute de la Parole de Dieu. ‘Ecoute et incline l’oreille de ton cœur’ : ainsi commence la Règle de saint Benoît. […] Dieu ne parle pas en vain : ‘Heureux ceux qui écoutent la Parle de Dieu et la mettent en pratique’. Voilà pourquoi il n’y a pas de vie monastique sans vie fraternelle ».

Ce jubilé de l’abbaye de Maredsous s’inscrit pourtant dans un contexte délicat pour l’Eglise dans la société contemporaine. Et pourtant, selon le Cardinal Jozef De Kesel, « les abbayes ont toujours été de grande importance. Nous vivons dans une société où la foi n’est plus évidente. Beaucoup prennent distance de notre passé chrétien. Beaucoup aussi sont en recherche. On a besoin de lieux où l’on peut, en toute liberté, trouver et goûter quelque chose de la beauté de l’Évangile et d’une vie en communion avec Dieu. Cet Évangile qui est pour tout être humain source d’humanité, de fraternité et de solidarité dont le monde, mêmes en ces jours, a tellement besoin. »

Le primat de Belgique poursuit et termine son homélie : « L’Eglise traverse une crise. Nous sommes en train de tourner une page. Nous ne connaissons pas l’avenir, ni l’avenir de la vie religieuse ni de la vie monastique. Seule la fidélité est garante de l’avenir. C’est là notre espérance et notre prière aujourd’hui ».

Pour lire l’homélie complète de Mgr De Kesel, cliquez ici.

AFdB (d’après cp)

Crédits photos & textes : CathoBel, Marcel Van Coile & Monarchie belge ©