L’église Notre-Dame de Laeken voit enfin la lumière

L’église Notre-Dame de Laeken, qui abrite de nombreuses tombes de membres de la famille royale, reçoit un traitement à la mesure de son passé prestigieux.

A l’initiative de Beliris et grâce à l’excellent travail de l’entrepreneur VSE Eiffage, d’après le projet d’études de Light-To-Light, avec l’aide de VK Architects &Engineers pour l’occasion, ce sera bientôt le cas. Plus d’un million d’euros ont été alloués pour enfin mettre l’église à l’honneur, illustrant pleinement la valeur ajoutée de la dernière technologie LED.

Cette prestigieuse opération d’éclairage est le couronnement d’un vaste projet de rénovation, qui restaure la splendeur architecturale de l’église Notre-Dame de Laeken. En 2012, Beliris a donné son feu vert à la restauration des façades et des toits. Pour VSE Eiffage, 2015 marque le début du projet, avec des tests pour valider le concept développé par le designer Fiorenzo Namèche (Light-to-Light). Il s’agissait de faire briller l’icône néo-gothique – avec ses magnifiques arches et courbes, son esthétique séduisante et ses nombreux éléments décoratifs – au sens propre comme au figuré en n’utilisant que deux nuances de lumière : le blanc et l’or. De cette façon, la façade gagnera également en caractère et en effet de profondeur. Avec sa hauteur de 99 mètres, l’église s’élève au-dessus de la pollution lumineuse du quartier et sortira ainsi illuminée.

Technologie 100% LED

Benoît de Wailly (chef de département chez VSE) et Tristan Lecointre (chef de projet) fournissent texte et explications : « Au total, il y a près de 400 points lumineux, dont 320 à 330 sur l’église elle-même et une cinquantaine au pied du bâtiment ou sur des colonnes à proximité. Les dimensions imposantes de l’église se sont également traduites par la longueur des câbles nécessaires : 4,4 km au total ! Comme beaucoup de travail devait être fait en hauteur, beaucoup de luminaires ont été installés par des spécialistes hautement sécurisés. »
Le fait que beaucoup de temps s’est écoulé entre les premières configurations de test en 2015 et le début réel des travaux cinq ans plus tard a tout à voir avec l’évolution technologique de ces dernières années. Benoît de Wailly : « Il n’y avait presque pas de LED il y a dix ans. En 2015, nous n’avons utilisé que la moitié de LED et le reste était constitué de lampes à décharge de gaz. Grâce à la nouvelle technologie que les fournisseurs rendent disponible de nos jours, nous pouvons illuminer entièrement l’église Notre-Dame avec des lampes LED. Je pense que c’est l’un des premiers projets belges de cette taille à n’utiliser que l’éclairage LED. Grâce au travail titanesque des concepteurs de lumière de Light-to-Light, qui cherchaient des luminaires avec les mêmes caractéristiques photométriques que l’ancien éclairage, en tenant compte des bons angles, des températures de couleur appropriées et de la puissance requise. »

Un des nombreux avantages de la technologie LED est qu’elle réduit considérablement la consommation d’énergie (jusqu’à 75% et plus) et permet également de varier l’intensité selon des « scénarios d’éclairage » spécifiques.

Il s’agit de faire briller l’icône néo-gothique au sens propre comme au figuré en n’utilisant que deux nuances de lumière : le blanc et l’or. (© lumière à la lumière)

Exigences et défis variés

VSE est non seulement responsable de l’installation de l’installation d’éclairage, mais aussi chargé de l’entretien pendant la période de garantie. Il a également installé l’équipement de sécurité nécessaire pour être en mesure de nettoyer les luminaires à plus de 70 mètres de hauteur par le livre – les excréments de pigeons sont également une source de nuisance à Laeken – et d’être en mesure de s’ajuster optiquement si nécessaire, afin de sauvegarder l’apparence prévue de l’église.

Outre les exigences spécifiques fixées dans des projets tels que ceux-ci, de nombreuses parties prenantes différentes ont également été impliquées (la fabrique de l’église, Monuments & Sites, la Région De Bruxelles-Capitale, Sibelga, Bruxelles Environnement pour les espaces verts environnants). En outre, un groupe de faucons pèlerins réside sur l’église chaque année, ce qui signifie que les interventions à plus de 40 mètres de hauteur sont interdites entre le 15 février 15 et le 15 août. Parallèlement, il y a les cérémonies religieuses ainsi que parfois des perturbations météorologiques (temps glacial qui menace les ancrages chimiques, vents forts qui rendent impossible le travail en hauteur…). Bref : la planification est suspendue à un fil, mais VSE considère toujours qu’il est réaliste de terminer les travaux d’ici la fin mai 2021. L’entreprise n’en est donc pas à son coup d’essai. Elle réalise actuellement un projet similaire dans le parc cinquantenaire de Bruxelles et a déjà beaucoup d’autres belles réalisations à son actif, comme la basilique de Koekelberg et l’église Sainte-Catherine.

Article de Philippe Selke – Source : site de GWW-Bouw.be – Traduction Anne Périer

Accéder à la page du site de Beliris dédiée au projet.

Aller sur le site de Light-to-light.

Accéder au site du VK Group.