Luc Terlinden, nouvel archevêque de Malines-Bruxelles
Communiqué de presse
La nouvelle était très attendue. C’est Luc Terlinden, actuellement vicaire général de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, qui va succéder au cardinal Jozef De Kesel. Agé de 54 ans, ce Bruxellois d’origine a une longue expérience pastorale. Son ordination épiscopale aura lieu le dimanche 3 septembre à 15 heures, à Malines.
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Passation de pouvoir
Le cardinal Jozef De Kesel a présenté à la presse son successeur, le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles à 11h au Centre Interdiocésain, rue Guimard 1, 1000 Bruxelles ce jeudi 22 juin.
Jozef De Kesel devient donc administrateur durant les deux mois qui les séparent du 3 septembre, date d’entrée en fonction effective pour le nouvel archevêque, Luc Terlinden. Lors de la présentation à la presse, le cardinal exprima ses remerciements au pape François de son choix, et, également vis à vis de son vicaire général pour ces deux années de service à ses côtés. Le cardinal s’exprime en lui disant qu’il fut « une grande aide et un grand soutien ». Il se dit confiant du choix qui a été fait, et, apparaissait serein et souriant face aux caméras.
La prochaine étape est le départ de Luc Terlinden à Rome pour recevoir le Pallium des mains du Pape le 29 juin, jour de la fête de saints Pierre et Paul.
Ce dernier revenait sur sa réflexion à l’issue de l’appel téléphonique du nonce ce week-end ; il témoignait combien le texte des 12 apôtres, leur appel et leur envoi avaient tout à coup trouvé une résonnance particulière.
Le cardinal Danneels après ses études, lui, avait dit qu’il était un « généraliste » et qu’en vertu de quoi, il l’avait envoyé en pastorale, travail qui l’avait nourri. « La paroisse est la meilleure des écoles », partage-t-il, « il faut être proche des gens, écouter, accompagner, prendre des décisions difficiles, collaborer et apprendre à déléguer ». »Il y aura des défis à régler sur le terrain en chemin, pas dans un bureau à Malines », ajoute-t-il.
Au-delà de l’aspiration à la fraternité envers les chrétiens et tous nos frères, Luc Terlinden souligne combien il est important de travailler les structures de l’Eglise de Belgique, de la rendre plus simple, plus en adéquation avec l’église devenue plus petite. C’est un subtil équilibre à trouver vis à vis de l’attention aux prêtres, diacres, assistants paroissiaux et au peuple des croyants tout en étant une église ouverte avec des ambitions.
Et d’ajouter qu’il était à pied d’œuvre pour approfondir sa connaissance de l’Eglise au nord du pays et que même s’il ne savait pas aller aux JMJ, l’attention pour les jeunes demeurait une de ses priorités.
Portrait de Luc Terlinden
Luc Terlinden est né à Etterbeek le 17 octobre 1968, le dernier d’une famille de sept enfants. Diplômé en sciences économiques, il accomplit son service militaire comme officier de réserve. Après quelques mois dans l’enseignement, il entre au Séminaire diocésain en 1993. Ordonné prêtre par le cardinal Godfried Danneels le 18 septembre 1999, il suit une spécialisation en théologie morale à l’Accademia Alfonsiana, à Rome. Sa thèse doctorale avait pour thème l’intériorisation des sources morales à partir des écrits de Charles Taylor et de John Henry Newman.
En 2003, il est nommé vicaire à la paroisse Saint-François, Louvain-la-Neuve. En 2010, il endosse la charge de curé dans l’Unité pastorale Sainte-Croix d’Ixelles, avec aussi pour mission le lancement du Pôles Jeunes XL des 18-30 ans de la capitale. En 2017, il devient, en outre, président du Séminaire diocésain francophone, membre du Conseil épiscopal et du chapitre de Saint-Rombaut. Il enseigne au Grand Séminaire à Namur tout en conservant la présidence du Séminaire diocésain.
Il a travaillé aux côtés du cardinal Jozef De Kesel en tant que vicaire général depuis le 1er septembre 2021 en succédant à Etienne Van Billoen.
Luc Terlinden fait partie de la Fraternité sacerdotale Charles de Foucauld. Il aime la randonnée en montagne et le vélo. Dans sa nouvelle mission, l’approfondissement de l’esprit de synodalité, cher au pape François, lui tient spécialement à cœur.
© Jeroen Moens
