Mgr Terlinden | En savoir plus

 

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Relire l’homélie du cardinal De Kesel lors de l’ordination épiscopale de son successeur

Ordination épiscopale Monseigneur Luc Terlinden – Malines 3 septembre 2023

Homélie du Cardinal De Kesel

 

Frères et sœurs,

Vous savez qu’au début de sa mission Jésus a connu un certain succès. Combien de fois les Evangiles ne mentionnent-ils pas que de grandes foules le suivaient. Mais cela n’a pas duré. Au plus Il était compris, plus on s’interrogeait. Beaucoup se sont mis à l’abandonner, y compris parmi ses disciples. Refus aussi de la part des autorités. Comme c’était le cas pour le prophète Jérémie ainsi que nous l’avons entendu dans la première lecture. Jésus ne se fait pas d’illusion : jugement et condamnation sont loin d’être imaginaires.

Il décide cependant de se rendre à Jérusalem, bien conscient de l’énorme risque qu’il prend. C’est la mort qui l’attend là. Le moment est venu pour en parler avec ses disciples. Pierre ne l’accepte pas. Selon lui il faut tout faire pour l’éviter. Jésus réagit violemment : il qualifie Pierre de pierre d’achoppement. Lui qui vient tout juste d’être désigné comme la pierre sur laquelle l’Eglise sera construite, est appelé maintenant une pierre sur laquelle on trébuche. Bien plus encore, un Satan, un séducteur qui veut détourner Jésus de sa mission. Il n’y a qu’un chemin pour Pierre : suivre Jésus jusqu’à Jérusalem. Ce n’est qu’ainsi qu’il peut devenir la pierre sur laquelle on peut bâtir. Car, dit Jésus, qui veut sauver sa vie la perdra.

Celui qui veut sauver sa vie la perdra. Paroles déconcertantes, certes. Et pourtant. Admettons que Jésus ait suivi le conseil de Pierre, admettons qu’il aurait essayé de sauver sa vie, tout en effet aurait alors été perdu. Nous n’aurions pas entendu parler de Jésus. Nous ne serions même pas ici dans cette cathédrale. Jésus n’a pas essayé de se sauver, il s’est donné jusqu’au bout.

Lors de l’arrestation de Jésus, Pierre a essayé de se sauver. Lorsqu’on lui a disait qu’il était lui aussi un disciple de Jésus, il a répondu : « je ne connais pas cet homme ». Le récit de la passion précise que Pierre pleura alors amèrement. Il avait essayé de se sauver mais tout était maintenant perdu. Lorsque le Ressuscité le rencontra plus tard, il lui demanda : « Simon, Fils de Jean, m’aimes-tu ? ». Pas le moindre reproche, Jésus ne revient même pas sur ce qui s’est passé, rien que cette seule question : m’aimes-tu ? Ce n’est qu’alors que Pierre a su qui était Jésus et ce qu’il voulait dire avec son Evangile. C’est maintenant qu’il prend conscience qu’il n’est qu’un homme, pauvre pécheur, pas meilleur que les autres, ce n’est que maintenant qu’il peut devenir pasteur de l’Eglise.

Frères et sœurs, très cher confrère Luc, la liturgie de ce dimanche, jour de ton ordination épiscopale, nous remet en mémoire cette parole du Seigneur : celui qui essaye de se sauver, perd tout. Cette parole est tellement importante pour l’Eglise aujourd’hui. Le Pape François l’a dit plus d’une fois : nous vivons non seulement une époque de changements mais un changement d’époque. C’est pour l’Eglise un grand défi. Elle cherche sa juste place au cœur de la société, non pas dominante mais servante, respectueuse de chaque être humain. Elle ne veut être qu’un signe de l’amour de Dieu pour tous les hommes. Elle n’a rien à gagner à se sauver elle-même.

Cela vaut aussi pour nous et pour toi qui tout à l’heure par l’imposition des mains et l’invocation du Saint-Esprit seras ordonné pasteur et évêque. On ne devient pas évêque pour se sauver soi-même, mais pour se donner, comme nous l’avons entendu chez saint Paul : « présentez votre personne tout entière en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte ». Aucune quête de promotion ou aucun carriérisme ne t’ont conduit ici. La prière de Jérémie est aussi la tienne : « Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi ». Il y a un feu en ton cœur qu’on ne peut éteindre, comme il brûlait également dans le cœur des disciples d’Emmaüs. C’est ce qui est également arrivé à saint Charles de Foucauld. Il avait parcouru tout un chemin mais, écrit-il, « aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. ».

Se donner entièrement à Dieu et entièrement aux hommes, tes frères, et à la communauté ecclésiale dont tu deviens le pasteur. L’autorité et le ministère dans l’Eglise ne sont pas au service de sa propre gloire. Même comme évêque, tu restes un disciple de Jésus avec les autres. C’est le but que poursuit le Pape François avec le prochain synode : si des réformes sont nécessaires, c’est avant tout pour que nous devenions une Eglise plus fraternelle et solidaire. Comment pourrions-nous annoncer l’Evangile et comment être une Eglise qui œuvrerait en faveur d’une société plus juste et plus fraternelle si des rapports cléricaux de force et de pouvoir régnaient entre nous. « Parme vous , il ne doit pas en  être ainsi, a dit Jésus, et n’appelez personne maître car vous n’avez qu’un maître et vous êtes tous frères ». Fratelli tutti : c’est ta devise épiscopale. Et nous savons combien cette fraternité te tient à cœur.

Cher confrère Luc, c’est avec grande joie et gratitude que nous pouvons t’imposer les mains aujourd’hui et avec une grande confiance. Je le sais : les défis sont grands mais tu n’es pas seul pour les relever. Beaucoup t’entourent pour cheminer avec toi. Synodalité et fraternité ne sont pas de vains mots : ils nous montrent le chemin à prendre. C’est en s’écoutant et en marchant ensemble que tu devras discerner, comme Paul vient de nous dire, ce que Dieu attend de toi et de son Eglise : « ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait ».

« Simon m’aimes-tu ? » C’est la seule chose que Jésus a demandé à Pierre. Tu sais combien frère Charles a aimé Jésus. Il a écrit un jour : « J’ai perdu mon cœur pour ce Jésus de Nazareth crucifié il y a mille neuf cents ans et je passe ma vie à chercher à l‘imiter autant que le peut ma faiblesse. » Fais de même car Il est pour toi et pour nous tous le bon pasteur qui n’est pas venu pour se sauver mais pour donner sa vie pour nous. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

+ Jozef Cardinal De Kesel

Lire le texte des remerciements adressés par mgr Terlinden en fin de cérémonie

 

Ordination épiscopale de Monseigneur Luc Terlinden, Malines 3 septembre 2023

Mot du nouvel archevêque

 

Sire, Majesté,

Éminences,

Excellences,

Chers confrères,

Chers sœurs et frères,

En célébrant l’eucharistie, nous venons d’adresser le plus beau merci qui soit, celui de l’action de grâce au Père pour la Pâques de Jésus son Fils et le don de son Esprit. Dans un même élan, je remercie de tout cœur chacune et chacun pour sa présence et sa communion en ce jour, que ce soit ici à Malines ou de chez soi.

Je suis très reconnaissant pour la présence en notre cathédrale de nos souverains, de représentants des autorités politiques et judiciaires, des autres confessions religieuses et convictions philosophiques, des universités et de la société civile. Je remercie aussi mes confrères évêques, qui m’accueillent aujourd’hui dans le collège épiscopal et qui sont un précieux soutien. Je salue le diocèse aux Forces armées, dont je deviens également l’évêque, en remerciant son vicaire général et tous les aumôniers.

Et j’adresse évidemment, par l’entremise de Monseigneur Franco Coppola, nonce en Belgique, mon plus chaleureux merci au pape François pour la confiance qu’il me fait et l’exemple d’un bon pasteur qu’il nous donne.

Ma gratitude va spécialement aujourd’hui aux amis et à ma nombreuse famille, qui restent ce soutien sans faille dans toutes les étapes de ma vie. Je pense particulièrement à mes chers parents qui, de là-haut, doivent se réjouir tout spécialement en ce jour. Tout en veillant à préserver ma liberté, ils ont eu à cœur de veiller à l’épanouissement de ma vocation.

Merci aux frères prêtres et à toute la famille spirituelle de Charles de Foucauld. Merci aussi aux couples et familles des Équipes Notre-Dame avec qui nous partageons le chemin de la vie chrétienne. Et merci aux scouts et guides de Saint-André, fidèles compagnons depuis 47 ans !

Je n’oublie pas non plus mes amis de Belgique germanophone. En particulier, les abbés Helmut Schmitz et Léo Palm, pour leur précieux accompagnement dans le ministère.

Mon merci s’adresse enfin à toute l’Église et, en particulier, à l’Église de Malines-Bruxelles. Je lui dois tout. A travers la famille, la paroisse, l’école, l’université, le scoutisme… elle m’a initié à la foi, dans une relation personnelle avec le Christ et la joie de communautés vivantes et rayonnantes qui ont jalonné mon chemin.

Je remercie mes prédécesseurs qui, chacun avec ses charismes particuliers, ont été de vrais pasteurs. Je pense ici notamment au Cardinal Godfried Danneels, passionné de Dieu et des hommes et qui reste pour moi un modèle. Mais il me faut bien évidemment exprimer aussi toute ma gratitude au Cardinal Jozef De Kesel. Sa confiance et son amitié ne se ont jamais démenties et, plus encore, ces deux dernières années. Il ouvre pour nous des chemins nouveaux, ceux d’une Église plus humble mais pas moins fidèle à l’Évangile, appelée à être signe au milieu du monde de l’amour de Dieu pour tous nos sœurs et frères les hommes. Ce sont ces convictions aujourd’hui qui m’habitent et que, avec vous, je souhaite creuser pour une annonce toujours plus authentique de l’Évangile.

Et comment ne pas vous remercier vous, tous les baptisés, qui faites vivre l’Église dans la diversité des dons et des missions. Je me réjouis en particulier de voir des femmes et des hommes prendre des responsabilités plus grandes dans l’Église. Un nouveau visage voit le jour et, si nous nous laissons guider par l’Esprit, nous ne manquerons pas d’être surpris mais aussi de nous réjouir de ce qu’il suscite comme énergies nouvelles.

Je suis plein de gratitude en particulier pour celles et ceux qui exercent un service et un ministère dans notre diocèse et ses vicariats. Très sincèrement, merci ! Et je ne peux pas m’empêcher ici de tirer un grand coup de chapeau à tous les collègues de l’archevêché et de la cathédrale pour l’organisation de cette grande journée. Parce qu’un esprit de famille est vraiment à l’œuvre, nous pouvons vivre cet évènement comme une grande fête de famille ! 

Mais le nouveau visage de l’Église qui se dessine devant nous comporte aussi en lui le beau don du ministère ordonné. A vous frères prêtres et diacres et à vous qui y pensez ou vous y préparez, je vous dis aussi de tout cœur merci. Comme pour toutes celles et ceux qui reçoivent une mission de l’évêque, je m’engage vis-à-vis de vous à me mettre à votre écoute et à vous soutenir du mieux que je peux.

Je ne peux pas clôturer ces remerciements sans adresser très chaleureusement aux membres du Conseil épiscopal ma reconnaissance et ma gratitude. Une grande confiance et un climat fraternel animent notre travail, appelé à se poursuivre sur le chemin de la synodalité. Jusqu’à nouvel ordre, les membres du conseil actuel sont reconduits. Mes frères évêques auxiliaires, que je salue et remercie particulièrement, sont ainsi nommés vicaires généraux de l’archidiocèse et responsables chacun d’un vicariat territorial. Pour me succéder, j’ai la joie de vous annoncer aussi la nomination d’un nouveau vicaire général, le chanoine Steven Wielandts. Je le remercie de tout cœur pour sa disponibilité et son enthousiasme dans cette nouvelle mission !

Je remercie aussi le diacre Claude Gillard, délégué épiscopal pour l’enseignement francophone qui, arrivé à l’âge de la pension, a passé la main cet été à Madame Vinciane Pirotte, que je suis très heureux d’accueillir dans notre conseil.

La bulle de nomination du pape trace clairement, pour notre diocèse, le chemin à suivre  dans les années à venir : celui de la synodalité. Marcher ensemble dans la rencontre et l’écoute, le dialogue et le discernement, l’accueil en nous de l’œuvre de l’Esprit. Mais le pape François pose clairement la condition indispensable pour parcourir un tel chemin synodal : l’humilité du cœur. C’est ce don de l’humilité du cœur que je demande aujourd’hui au Seigneur et l’intention aussi que je confie à votre prière : un cœur de pauvre.

Le cœur humble est source de fraternité. A côté de saint François et saint Charles de Foucauld, je voudrais ici prendre pour exemple un saint de chez nous, né à quelques kilomètres d’ici, saint Damien de Molokaï. S’il avait un caractère fort, Damien était aussi un pauvre de cœur, sans quoi il n’aurait pas pu se rendre disponible à l’appel de Jésus à tout quitter pour se faire le frère des lépreux à Molokaï. Il ne disait d’ailleurs pas : « Moi et les lépreux » mais : « Nous les lépreux ». Damien nous invite, par l’humilité du cœur, à vivre la fraternité dans les périphéries de l’existence. Où seront donc nos Molokaï à nous ? Où marcherons-nous ensemble, en frères et sœurs, pour annoncer l’Évangile par toute notre vie, comme Marie auprès de sa cousine Elisabeth, brûlants du feu de la Parole ?

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. »

+Luc Terlinden

Archevêque de Malines-Bruxelles

Découvrir ses insignes épiscopaux

 

L’anneau épiscopal 

sur le modèle de celui offert par le Pape Paul VI à la fin du Concile Vatican II (décembre 1965). En forme d’une mitre, on y voit le Christ surmonté d’une croix et entouré des apôtres Pierre et Paul. Il est signe de fidélité, comme le Christ est fidèle à l’Église son épouse.

Le pallium 

Remis aux archevêques métropolitains, qui sont à la tête d’une province ecclésiastique regroupant plusieurs diocèse (les huit diocèses belges forment ainsi une province). Il s’agit d’une bande d’étoffe blanche avec six croix brodées en noir. Il se porte en collier autour du cou. Il est réalisé avec la laine de deux agneaux offerts au pape. Il est donné par celui-ci aux nouveaux archevêques métropolitains en la fête des saints Pierre et Paul le 29 juin.

Il symbolise la mission du bon pasteur, qui porte sur ses épaules la brebis chétive ou égarée. Il est signe de communion avec l’Église de Rome et le pape ainsi qu’avec toutes les Églises particulières.

La mitre 

Coiffe de l’évêque terminée par deux pointes parallèles signifiant symboliquement les deux Testaments, le Nouveau étant devant. Celle de Mgr Terlinden a été réalisée par les ateliers Arte/Grosse à Bruges. Elle porte deux bandes de tissus, les fanons, qui pendent par derrière et sur lesquelles sont brodées les armoiries du nouvel archevêque et de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.

La crosse ou le bâton du pasteur 

Le berger s’en servait pour guider ou défendre son troupeau. L’évêque aura, en effet, à « prendre soin de tout le troupeau du Seigneur dans lequel l’Esprit Saint l’a établi évêque » (rituel d’ordination). Il s’agit ici de la crosse que Mgr Jean Jadot avait reçue à son ordination épiscopale en mai 1968 et que sa famille a offerte au nouvel archevêque. Prêtre du diocèse de Malines-Bruxelles, Mgr Jadot fut au service de la diplomatie vaticane, notamment comme délégué apostolique aux Etats-Unis de 1973 à 1980.

Par ailleurs, sans faire partie des insignes épiscopaux reçus à l’ordination, l’évêque a aussi une croix pectorale à porter au quotidien. Celle-ci a été réalisée à partir de la croix que le nouvel archevêque a reçue à sa confirmation et sur laquelle sont gravés les mots : « Me voici ».

 

Les armoiries de mgr Terlinden

Le blason reprend le Sacré-Cœur de Jésus, inspiré par celui que saint Charles de Foucauld dessinait à l’en-tête de ses lettres, entouré des mots en latin « Jesus Caritas ». Mgr Terlinden est membre d’une fraternité sacerdotale de la famille spirituelle de Charles de Foucauld. Ce dernier, animé par l’amour du Cœur de Jésus, a cherché à se faire le frère de tous en allant vivre au milieu des Touaregs au Sahara. Les couleurs rouge et or sont celles de la ville archiépiscopale de Malines. Elles se retrouvent aussi sur l’écu de la ville de Bruxelles (saint Michel terrassant le dragon), où s’érige l’église cocathédrale du diocèse. 

La barre ondulée bleue symbolise les deux principales rivières qui traversent d’archidiocèse et se rejoignent à Malines : la Dyle – qui passe par Genappe, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Wavre, Louvain – et la Senne, qui prend sa source dans le Hainaut pour rejoindre ensuite Tubize, Hal, Bruxelles, Vilvorde. Mais c’est aussi, plus fondamentalement, le symbole du baptême de l’eau et de l’Esprit, qui fait des chrétiens les enfants bien-aimés du Père, sœurs et frères de Jésus-Christ.

Enfin, le tilleul triplement étagé vient du blason de la famille Terlinden et manifeste les racines humaines et familiales de l’archevêque. La fraicheur du feuillage et l’herbe verdoyante sont aussi un appel à travailler à la sauvegarde de la création, notre maison commune, par la mise en œuvre d’une écologie intégrale.

La croix de procession à double traverse, le pallium et le chapeau sont ceux des archevêques métropolitains.

 

La devise de mgr Terlinden : Fratelli tutti

Dans l’Évangile, Jésus nous enseigne que nous n’avons qu’un seul maître et que nous sommes tous frères (Mt 23, 8). L’évêque ne remplace pas le maître mais, parmi ses frères et sœurs, il est au service de la communion autour du Christ. Le pape François, dans son encyclique Fratelli tutti, nous rappelle aussi la dimension sociale et universelle de la fraternité. L’Église est appelée à être signe de fraternité et d’amitié, particulièrement là où règne l’individualisme et l’injustice. Saint François d’Assise et saint Charles de Foucauld, par le don total de leur vie à Dieu, ont manifesté cette fraternité universelle en se faisant proches des plus petits et plus abandonnés.

Textes complémentaires Geert De Kerpel

©Photos Anne Périer