Rome | Les familles au cœur du chemin de croix

Comme le veut la tradition, le chemin de croix du Vendredi saint sera organisé au Colisée. Pour l’occasion, quinze familles offrent leurs réflexions sur différentes souffrances endurées par les foyers à travers le monde, parmi lesquelles le fait d’être porteur de handicap, de vivre la migration ou encore la guerre actuelle en Ukraine.
Plaintes, incertitudes, besoins, blessures, mais également courage, pardon, prières et espoir. Ces thèmes, liés à la vie de chaque famille à travers le monde, constituent la base des méditations écrites pour le chemin de croix que le pape François présidera aujourd’hui 15 avril, jour du Vendredi saint.
Quinze familles liées à des associations et des communautés de bénévoles catholiques ont rédigé les méditations, en cette année de la famille Amoris Laetitia qui célèbre le cinquième anniversaire de l’exhortation apostolique éponyme du Saint-Père.

Le chemin de croix sera diffusé sur KTO TV.

Progression de la vie familiale

L’ordre des méditations reflète en partie la progression de la vie familiale, passant des difficultés financières des jeunes couples aux épreuves de la parentalité, et de la douleur de la perte à des situations extraordinairement difficiles telles que la guerre.

Un jeune couple entame le chemin de croix en réfléchissant à ses difficultés. Ils voient le mariage de leurs amis échouer, leur amour n’a pas encore été mis à l’épreuve et ils ont du mal à s’en sortir financièrement. «Le mariage, disent-ils, n’est pas seulement une aventure romantique, c’est aussi Gethsémani : l’angoisse que nous ressentons avant de briser notre corps pour l’autre.»

Une famille missionnaire partage ensuite sa difficulté à faire confiance à la Providence divine, alors qu’elle est témoin des horreurs de la guerre et qu’elle est tentée de recourir à la violence en réponse. Pourtant, elle lutte quotidiennement pour résister à la tentation de trahir le Christ, en s’en prenant à ses frères et sœurs.

L’amour sans et avec enfants

Un couple de personnes âgées sans enfant a écrit la réflexion pour la troisième station. Celle-ci souligne combien le couple a souvent fait l’expérience de la condamnation des autres qui le jugent pour sa stérilité. L’amour, ajoute-t-il, remplit leur famille lorsqu’ils marchent main dans la main.

Une famille nombreuse partage le point de vue opposé, notant que les projets personnels et les objectifs de carrière cèdent souvent le pas aux devoirs familiaux, bien qu’ils ne soient pas imposés. «Malgré nos inquiétudes et nos journées bien remplies, disent-ils, nous ne penserions jamais à revenir en arrière.»

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© textre et photos: Vatican News