Synode 2021-2024 | Travail sur le document pour l’étape continentale (DEC)

Synode 2021-2024 | Travail sur le document pour l’étape continentale (DEC)

Qu’est-ce que le DEC ?

Le 27 octobre, le Secrétariat général du Synode a publié à Rome le Document de travail pour l’étape continentale (DEC) du processus synodal en cours. La version française de 46 pages peut être consultée ici.

Il servira de base pour le travail de la phase continentale; elle aura lieu pour l’Europe à Prague début février 2023. La Belgique y sera représentée par trois laïcs impliqués dans la phase nationale du processus, ainsi que par le cardinal De Kesel en tant que président de la Conférence des évêques de notre pays.

Le Secrétariat général du Synode demande qu’en vue de cette rencontre, chaque Conférence discerne les priorités, les thèmes récurrents ou les appels à l’action qui sur base du document, devraient être dans un premier temps privilégiés (n°s 104-109 du DEC).

Réunion préparatoire restreinte au niveau local

Afin de préparer la note que les délégués de notre pays présenteront à Prague, les évêques de Belgique ont convenu d’organiser, en concertation avec l’équipe synodale, une consultation restreinte Pour Bruxelles, elle s’est tenue le mercredi 14 décembre au Centre Pastoral. Y ont été conviés les RUPs, VPE et les responsables des COE. L’objectif était de retenir 3 thèmes saillants.

La réunion pilotée par Dominique Coerten et Nathalie Beurrier sur le DEC a été introduite par mgr Kockerols, et, elle s’est révélée très fructueuse. La trentaine de participants a bien joué le jeu et les échanges en petits groupes ont été très riches.

Quels sont les thèmes prioritaires qui ont émergé ?

Lors de la mise en commun, 2 thèmes se sont largement dégagés :

  • la formation à la synodalité (80-86)
  • et les charismes et ministères (66-68).

Le troisième thème a été plus débattu. Tous soulignaient l’importance de repenser la participation des femmes (60-65). Cependant certains estimaient qu’il s’agit d’un sujet à part entière, d’autres préféraient le voir intégré dans le thème Charismes et Ministères. Au terme d’un échange de vues (qui n’a pas vu s’opposer les femmes présentes aux hommes), la décision de porter le point comme 3ème thème pour Bruxelles a été avalisé.

Quelques groupes ont également mentionné la crédibilité de l’évangile (51-54) tandis que d’autres penchaient pour l’attention aux périphéries (40) et aux jeunes (35).

Il nous a été demandé de faire remonter un sujet au conseil vicarial (et non à Prague) : celui de la solitude et l’isolement des membres du clergé (34) que les participants ont élargi à la détresse parfois ressentie par les nommés. Dont acte.

Nathalie Beurrier qui représentera Bruxelles, a de quoi emporter dans ses valises.

DC

En complément :

Extraits du DEC

80-86
Cette formation devra elle-même s’articuler avec les spécificités des contextes locaux afin de faciliter une conversion synodale dans la manière d’exercer la participation, l’autorité et le leadership en vue de l’accomplissement plus efficace de la mission commune. Il ne s’agit pas simplement de fournir des compétences techniques ou méthodologiques spécifiques. La formation à la synodalité recoupe toutes les dimensions de la vie chrétienne. Cette formation doit s’adresser à tous les membres du Peuple de Dieu.
La culture de la synodalité, indispensable pour animer les structures et les institutions, ne peut manquer d’être nourrie par la familiarité avec le Seigneur et la capacité d’écouter la voix de l’Esprit. Cela implique un plus grand effort pour intégrer la dimension spirituelle dans le fonctionnement des institutions et de leurs organes de direction, en articulant le discernement avec les processus de décision.

66-68
La responsabilité de la vie synodale de l’Église ne peut pas être déléguée, mais doit être partagée par tous en réponse aux dons que l’Esprit confère aux fidèles. Ce désir de coresponsabilité se décline avant tout dans la clé du service de la mission commune, c’est-à-dire avec le langage de la ministérialité.