Vidéo du pape | Pour la pastorale des malades

Vidéo du pape | Pour la pastorale des malades

Prions pour que le sacrement de l’onction des malades donne aux personnes qui le reçoivent, ainsi qu’à leurs proches, la force du Seigneur, et qu’il soit de plus en plus pour tous un signe visible de compassion et d’espérance.

Pape François – Juillet 2024

Ce mois-ci, prions pour le soin pastoral des malades.
L’Onction des malades n’est pas un sacrement réservé uniquement à ceux qui sont sur le point de mourir. Non. Il est important de le préciser.
Lorsqu’un prêtre s’approche d’une personne afin de lui donner l’Onction des malades, il ne l’aide pas nécessairement à faire ses adieux à la vie. Penser ainsi, c’est renoncer à tout espoir.
C’est supposer qu’après le prêtre vient le fossoyeur.
Souvenons-nous que l’Onction des malades est un des « sacrements de la guérison », du « soin », qui guérit l’esprit.
Lorsqu’une personne est très malade, il convient de lui donner l’Onction des malades. Tout comme, lorsqu’une personne est déjà âgée, il est bon qu’elle reçoive l’Onction des malades.
Prions pour que le sacrement de l’Onction des malades donne aux personnes qui le reçoivent, ainsi qu’à leurs proches, la force du Seigneur, et devienne de plus en plus pour tous un signe visible de compassion et d’espérance.

Dans son message vidéo, diffusé à travers le Réseau Mondial de Prière du PapeFrançois demande de prier « pour que le sacrement de l’Onction des malades donne aux personnes qui le reçoivent, ainsi qu’à leurs proches, la force du Seigneur, et devienne de plus en plus pour tous un signe visible de compassion et d’espérance ».

La consolation, moteur de l’espérance

« Lorsqu’un prêtre s’approche d’une personne afin de lui donner l’Onction des malades, il ne l’aide pas nécessairement à faire ses adieux à la vie. Penser ainsi, c’est renoncer à tout espoir. C’est supposer qu’après le prêtre vient le fossoyeur », commente ainsi François au début de la vidéo.

Les sacrements de l’Église sont des dons, les moyens par lesquels Jésus se rend présent pour bénir, encourager, accompagner et consoler. L’Église croit et confesse que le prêtre vient en aide en administrant l’Onction des malades, un sacrement qui offre la consolation à ceux qui souffrent d’une maladie, ainsi qu’à leurs proches.

Un sacrement de dimension communautaire

L’invitation du Pape François à la prière de toute l’Église est une façon de mettre en évidence que l’Onction des malades est un sacrement de nature communautaire et relationnelle.

« Au moment de la douleur et de la maladie, nous ne sommes pas seuls : le prêtre et ceux qui sont présents au cours de l’Onction des malades représentent en effet toute la communauté chrétienne qui, comme un unique corps, se rassemble autour de celui qui souffre et de sa famille, en nourrissant en eux la foi et l’espérance, et en les soutenant par la prière et la chaleur fraternelle », a ainsi affirmé le Pape devant des milliers de fidèles lors d’une audience générale en Février 2014, consacrée à ce sacrement.

La proximité de Jésus

Ce sacrement assure la proximité de Jésus à la douleur de celui qui est malade ou âgé, le soulagement de ses souffrances et le pardon de ses péchés, mais il n’est pas synonyme d’un miracle de guérison du corps ni même d’une mort imminente.

L’Onction des malades est, bien souvent, le sacrement oublié ou moins reconnu, a poursuivi le Pape. Cependant, « c’est Jésus lui-même qui vient pour soulager le malade, pour lui donner la force, pour lui donner l’espérance, pour l’aider ; et aussi pour lui pardonner ses péchés. Et cela est très beau ! », d’où son importance pastorale.

Les images qui accompagnent les paroles de François – filmées dans deux diocèses américains, celui d’Allentown, en Pennsylvanie, et de Los Angeles, en Californie – soulignent précisément les différents contextes dans lesquels le sacrement peut être administré. Dans la vidéo, réalisée par une équipe de professionnels de l’Archidiocèse de Los Angeles, s’entrecroisent deux histoires apparemment très différentes entre elles, en termes d’âge et de situation clinique du malade, mais qui sont unies par la grâce du sacrement et la grande affection des proches qui se réunissent autour du bénéficiaire.

L’Onction des malades à la lumière des Évangiles

Le Père Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, souligne que, bien que beaucoup aient redécouvert la profondeur du Sacrement de l’Onction des malades, ce dernier est encore souvent compris comme une manière de préparer les malades à la mort. « C’est ce que dit le Pape François lorsqu’il rappelle que, lorsque quelqu’un est gravement malade, nous voulons toujours repousser le plus tard possible le sacrement de l’Onction des malades, car l’idée persiste que les fossoyeurs arrivent après le prêtre (Audience générale du 26 Février 2014). C’est pourquoi le Pape François souhaite que, ce mois-ci, nous puissions redécouvrir toute la profondeur et la véritable signification de ce sacrement, non pas seulement comme une préparation à la mort, mais comme un sacrement qui offre la consolation aux malades en temps de maladie grave, ainsi qu’à leurs proches, et la force à ceux qui les soignent. »

« Dans le sacrement est présent le Seigneur Jésus lui-même » nous rappelle le Pape François. La personne malade n’est pas seule : avec le prêtre et les personnes présentes, c’est toute la communauté chrétienne qui la soutient par ses prières, nourrissant sa foi et son espérance, et en lui assurant, ainsi qu’à sa famille, qu’elle n’est pas seule dans sa souffrance. Nous connaissons tous des personnes malades. Prions pour elles et, si nous considérons qu’elles sont confrontées à une maladie grave, tout comme celles qui sont âgées et en fin de vie, n’hésitons pas à leur proposer de vivre ce sacrement de consolation et d’espérance », a enfin conclu le Père Fornos.

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