Vidéo du pape | Pour le rôle des femmes

Vidéo du pape | Pour le rôle des femmes

François : « Si nous ne respectons pas les femmes, notre société n’avancera pas » 

  • Dans La Vidéo du Pape du mois d’avril, François élève sa prière pour que « la dignité et la richesse des femmes soient reconnues dans toutes les cultures et que cessent les discriminations dont elles sont victimes dans diverses parties du monde ».
  • « Respectons les femmes ! Respectons-les dans leur dignité, dans leurs droits fondamentaux ! Si nous ne le faisons pas, notre société n’avancera pas », assure le Pape dans son message qu’il nous adresse à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape.
  • Dans son intention de prière mensuelle, François appelle les gouvernements afin qu’ils s’engagent « à éliminer les lois discriminatoires partout » et « à veiller à ce que les droits humains des femmes soient garantis ». 

 

(Cité du Vatican, 2 Avril 2024) – Une fois de plus, François consacre son intention de prière mensuelle aux femmes. Dans La Vidéo du Pape du mois d’avril, qu’il confie au Réseau Mondial de Prière du Pape, le Saint-Père insiste cependant sur les mesures à prendre dans la société actuelle et demande aux chrétiens de se joindre à lui pour prier

« afin que la dignité et la richesse des femmes soient reconnues dans toutes les cultures et que cessent les discriminations dont elles sont victimes dans diverses parties du monde ». 

Ce que François dénonce

Une femme asiatique les larmes aux yeux, une autre derrière une grille, le regard triste, un groupe de victimes de viols chassées de leur village, une rangée d’adolescentes attendant une mutilation génitale : la Vidéo accompagnant l’intention de prière de François s’ouvre sur des images fortes, conformément à ce que le Pape dénonce avec force.

Dans son message, François souligne la grande distance qui existe entre les déclarations de principe et la réalité (« En paroles, nous sommes tous d’accord pour dire que les hommes et les femmes ont la même dignité en tant que personnes. Mais en actes, il n’en est pas ainsi »). 

C’est le Pape lui-même qui nous fournit des exemples concrets, en citant des « lois discriminatoires » actuellement en vigueur : concernant, par exemple, l’obligation pour les femmes de s’habiller d’une certaine manière, les obstacles dans la poursuite de leurs études ou le refus de subventions afin d’ouvrir une activité professionnelle. Et il rappelle que : 

« les mutilations génitales sont encore pratiquées dans de nombreux pays ». Il demande donc aux gouvernements de « s’engager à éliminer » ces discriminations et « à veiller à ce que les droits humains des femmes soient garantis », et à nous tous de respecter les femmes qui sont encore, malheureusement, traitées « comme si elles étaient le premier déchets » dans diverses parties du monde et qui, même dans les pays qui se disent plus avancés, sont très souvent victimes de violences et d’abus. Et « si nous ne le faisons pas – ajoute-t-il – notre société n’avancera pas ».

Dans le monde d’aujourd’hui, les contradictions ne manquent malheureusement pas. Si, dans certains pays, les femmes ont accès à l’éducation et aux offres d’emploi, et elles occupent des postes de direction dans les entreprises et les organisations, elles sont encore nombreuses à ne pas bénéficier des mêmes opportunités que les hommes.

Il suffit de penser au marché du travail : moins d’une femme sur deux dans le monde travaille, et les femmes gagnent 23 % de moins que les hommes. Il en va de même pour l’éducation, si l’on considère que dans certains pays, les femmes adultes qui savent lire et écrire sont minoritaires : à titre d’exemple, 23 % en Afghanistan et 27 % au Niger.

Ces opportunités réduites se traduisent par d’énormes difficultés économiques : ainsi, selon ONU Femmes, on estime que d’ici 2030, 8 % des femmes et des filles vivront dans l’extrême pauvreté, tandis que 25 % des femmes ne mangeront pas à leur faim.

Hommes et femmes, égaux en dignité

Le respect de la dignité de toutes les personnes est un thème central du christianisme. En effet, la vie de chaque personne est sacrée parce qu’elle est créée à l’image de Dieu (Livre de la Genèse 1, 26-27). 

Le thème du rôle des femmes a également été repris dans le Rapport de synthèse de la XVIème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, qui s’est tenue au mois d’octobre de l’année dernière. « Nous avons été créés homme et femme, à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Dès le commencement, la création articule unité et différence, donnant aux femmes et aux hommes une nature, une vocation et une destinée communes, ainsi que deux expériences distinctes de la réalité humaine (…). Au cours de l’Assemblée, nous avons fait l’expérience de la beauté de la réciprocité entre femmes et hommes.

Ensemble, nous réitérons l’appel des étapes précédentes du processus synodal et demandons à l’Église de grandir dans son engagement à comprendre et à accompagner les femmes sur le plan pastoral et sacramentel » ont ainsi déclaré les participants au Synode dans le document.

Héroïnes de tous temps

Le Père Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, souligne que « dès le départ Jésus a accueilli des femmes comme disciples, ce qui était nouveau dans la société de l’époque. Marie, la mère de Jésus, a eu une place majeure auprès des Apôtres et de la communauté primitive comme en attestent les évangiles.

C’est à une femme, Marie de Magdala, que Jésus confie la mission d’annoncer sa résurrection à ses frères. Tout au long de l’histoire les femmes ont apporté un réel dynamisme spirituel : Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux, reconnues ‘docteurs de l’Église’, et d’innombrables saintes. Puisque le Pape nous appelle ce mois-ci à prier ‘pour que la dignité et la richesse des femmes soient reconnues dans toutes les cultures et que cessent les discriminations dont elles sont victimes dans différentes parties du monde‘, continuons aussi à reconnaître leur rôle au sein de l’Église. Première évidence : sans la participation active des femmes, la communauté chrétienne, si elle était une entreprise, serait en faillite ».