Vidéo | Le conclave, un isoloir collectif, rencontre avec le cardinal De Kesel

Vidéo | Le conclave, un isoloir collectif, rencontre avec le cardinal De Kesel

Témoin privilégié en tant que participant au conclave qui a élu le pape Léon XIV, le cardinal Jozef De Kesel est l’invité de cette émission Signes des Temps.

Archevêque émérite de Malines-Bruxelles, le cardinal De Kesel revient d’abord sur son départ pour Rome à l’annonce du décès du pape François et sur le début des rencontres préparatoires au conclave, qui rassemblaient tous les cardinaux présents à Rome, aussi bien les plus âgés que les électeurs de moins de 80 ans.

Il insiste sur l’importance et les fruits de ces rencontres : l’essentiel n’était pas de s’accorder sur un candidat en fonction de son pays ou de son continent d’origine, mais bien sur les orientations fondamentales que le nouveau pape serait appelé à porter.

Puis vint le conclave

  • Il y eut  le « pèlerinage » des cardinaux sur la tombe du pape François.
  • Il y eut la longue procession  vers la chapelle Sixtine et la fermeture des portes.
  • Il y eut le climat quasi liturgique de chaque scrutin.

Le cardinal De Kesel retrace ces différentes étapes, en évoquant la chapelle Sixtine devenue, pour le temps du conclave, un véritable « isoloir collectif », sous le regard des scènes bibliques qui renforçaient la solennité du lieu et du moment. On entend, dans l’interview, combien cette expérience à la fois spirituelle et ecclésiale l’a profondément marqué.

Avec la simplicité et la profondeur qu’on lui connaît, presque sur le ton de la confidence, le cardinal De Kesel revient sur l’élection du pape Léon XIV, le cardinal Robert Prévost, qui avait accompagné le pape François lors de sa visite en Belgique en septembre 2024.

Le cardinal Jozef De Kesel exprime toute sa confiance en ce nouveau pape qu’il connaît bien, et qui a déjà osé affronter les enjeux et les défis de sa nouvelle mission pour l’Église. Évoquant le défi majeur de notre temps pour l’Église, il cite une récente homélie du pape Léon XIV, dans laquelle celui-ci déclarait que « l’important pour l’Église n’est pas d’être parfaite, mais d’être crédible ».

Le cardinal De Kesel rejoint cet appel et cette espérance, en ajoutant que, pour le monde, le grand défi est celui de la paix — un thème déjà largement abordé par le nouveau pape dans ses premières prises de parole et ses premières rencontres.

Le témoignage et les réflexions du cardinal De Kesel : un message à voir et à écouter pour mieux comprendre l’événement historique qu’ont été, pour l’Église, le conclave de mai 2025 et l’élection du nouveau pape.