Voyage au Rwanda et RDC | Journée 8 : Pause et détente pour mgr Kockerols
Ce dimanche, après avoir célébré la messe en petit comité et en toute intimité, mgr Kockerols, accompagné du Frère Abraham Nyange (UP Meiser) et conduit par le père Jean Dieu Kasereka a visité une réserve naturelle pour oiseaux et papillons (Umusambi village). Il ‘est arrêté ensuite dans la plaine de « Nyandungu », l’endroit où le Pape Jean Paul II avait célébré la messe lors de sa visite au Rwanda en 1990. Mgr a fini sa journée par la rencontre avec le Cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali. Notons que Kigali fait partie de neuf diocèses du Rwanda. Il fut fondé en 1976, il compte, selon les statistiques de 2022 :
- 714 982 chrétiens (baptisés et catéchumènes),
- 39 paroisses (et 3 en perspective de création),
- 148 prêtres incarnés et 65 religieux,
- 748 religieuses et 67 séminaristes,
- 175 écoles (maternelles, primaires, secondaires et supérieure).
©Congrégation pallottine
Texte frère Abraham Nyangé
Voyage au Rwanda | Journée 7 : Clôture du Jubilé de la Province Pallottine de la Sainte-Famille
Le Jubilé de 50 ans de la Province Sainte-Famille a été clôturé par une messe solennelle présidée par le Cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali. A cette messe étaient aussi présents d’autres évêques : Mgr Papias Musengamana, évêque de Byumba, mgr Smaragde Mbonyintege, évêque émérite de kabgayi, mgr Vincent Harolimana, évêque de Ruhengeri, mgr Édouard Sinayobye, évêque de Cyangugu, mgr Thaddée Ntirihinyurwa, évêque émérite de Kigali, mgr Kizito Bahujimihigo, évêque émérite de Kibungo, mgr Kockerols et mgr Bertrand Appora-Ngalanibe, évêque de Bambari en République Centre-Africaine. Aux côtés de ces évêques, on pouvait compter plus de 80 prêtres.
Cette célébration eucharistique a été marqué par des cérémonies particulières comme :
- La procession de l’évangéliaire : Ce livre a été porté par 3 missionnaires polonais représentants leurs compatriotes par qui la présence pallottine fut introduite dans la Région des grands-lacs (au Rwanda en particulier). Ces missionnaires ont passé d’une manière symbolique le livre à 3 autres missionnaires : François Harelimana, le premier pallottin rwandais, Jean Ngirabakunzi, l’un des premiers pallottins congolais, et, Jean-Marie-Vianney Ngendayimana, le premier frère rwandais.
- L’ordination sacerdotale : Le diacre Patrick Nsanzamahoro a été ordonné prêtre. Il est alors le 78ème prêtre pallottin de la Province Sainte-Famille (Rwanda, RD Congo et Belgique).
- La consécration de tous les pallottins de la Province Sainte-Famille à la Sainte Famille de Nazareth. Tous les pallottins, prêtres, frères et séminaristes se sont agenouillés devant l’autel et ont récité la prière de consécration à la Sainte Famille et reçu la bénédiction du Cardinal Antoine Kambanda.
Les festivités de la clôture du jubilé se sont déroulées à Kabuga, le même endroit où s’est tenu le congrès deux jours avant.
©Congrégation pallottine
Texte frère Abraham Nyangé
Voyage au Rwanda | Journée 6 : Mgr Kockerols au Congrès Missionnaire de la congrégation pallottine
La journée de ce vendredi 9 juin 2023 a été consacrée au Congrès missionnaire. Notons que ce congrès a commencé le jeudi 8, mais mgr Jean Kockerols ne pouvait pas y être car encore au Congo.
Le Congrès s’est déroulé à Kabuga, à quelques kilomètres de la ville de Kigali. Kabuga combine paroisse, sanctuaire de la Miséricorde-Divine et Centre de pèlerinage Saint-Jean-Paul-II. Fondée en 2003, la paroisse comptes 4 centrales (clochers) pour environs 14 000 chrétiens ; le sanctuaire a été fondé en 2010 et accueille toute personne qui veut prier, se faire accompagner ou être écoutée ainsi que tous ceux intéressés par la spiritualité de la Miséricorde Divine ; le Centre Saint-Jean-Paul-II accueille celles et ceux qui veulent passer un temps de recueillement ou de retraite pendant quelques jours. Cinq prêtres pallottins sont au service de ces œuvres.
Le congrès missionnaire qui s’est clôturée ce vendredi avait pour thème : « Province Sainte Famille, 50 ans de fidélité au charisme pallottin : action de grâce pour un nouvel élan missionnaire ». Il y avait au total 90 congressistes venus de différentes paroisses et œuvres tenues par les pallottins au Rwanda et en RD Congo. Y étaient aussi présent tous les Supérieurs majeurs pallottins d’Afrique et quelques-uns d’Europe (Allemagne et Pologne) et d’Asie (Inde), ainsi que le Recteur, le supérieur Général, le père Zénon Hanas, polonais, et un de ses consulteurs, le père Joseph Jules Nkondo, camerounais. Entre l’eucharistie présidée par mgr Jean Kockerols en milieu de journée, il y a avait une conférence avant et une après suivie à chaque fois d’un temps d’échanges et questions. La première conférence portait sur « La mission pallottine dans le monde d’aujourd’hui » par le père Joseph-Jules Nkondo, consulteur général et une seconde : « Les priorités apostoliques dans les missions pallottines aujourd’hui » par le père Eugène Niyonzima, Recteur et supérieur Provinciale de la Province en fête.
Le pallottin d’aujourd’hui mène sa vie de chrétien et de missionnaire ayant en conscience 8 priorités :
- La pastorale qui souligne la primauté de Dieu et sa recherche permanente ; `
- La vigilance et la lutte contre les hérésies anthropologiques ;
- Rendre tangible le lien entre la mission évangélique et la promotion de la dignité de l’homme ;
- L’amour de L’Église ;
- La fidélité au service et au secours des pauvres ;
- La pastorale de la réconciliation et de l’unité ;
- La pastorale familiale et
- La formation adéquate et adaptée des membres.
Pour sa part, mgr Kockerols, dans son homélie, nous a encore exhorté à la Mission : La mission commence souvent de façon modeste à l’exemple de Tobie qui est allé chercher de l’argent qu’on devait à son père. Il a trouvé non seulement de l’argent, mais aussi de quoi quérir Tobith son père et il a même trouvé une épouse. Pour la mission, le principe de « réalités » compte et ce, à travers des imprévues, des réalités parfois, même pas imaginées, même pas imaginables, des choses surprenantes que notre mission va se déployer. On part en mission comme Abraham le fit sans très bien savoir où on va. La mission est un envoi qui est reçu et n’est jamais notre propriété. C’est un lâcher-prise au prix duquel viennent des fruits surprenants. Tobie part sans bien savoir ce qui lui attend et revient avec des trésors : la guérison pour son papa, la joie de sa maman et une épouse qui lui donnera une belle-famille. Nous devons accepter la mission sans tout vouloir comprendre. Le livre de Tobie met encore en scène un personnage surprenant : l’ange Raphaël qui accompagne Tobie dans sa pérégrination et lui souffle à l’oreille de quoi avancer, mais qui donnera son identité à la fin. Le Seigneur nous donne des anges comme Raphaël a été donné à Tobie. Ils nous guident, ils nous prennent par la main et ce n’est qu’un peu plus tard (au cours d’une retraite spirituelle) que nous comprenons qu’un tel a été si important dans la fécondité de notre mission. Accueillons ces anges, ces anonymes qui ont des choses à nous dire, à nous encourager, à nous donner un bon conseil, à nous pousser en avant et parfois à nous faire aller là où nous ne voudrions pas aller. Laissons-nous guider par l’Esprit Saint mais aussi par les anges de Dieu. Ce récit de Tobie nous montre les formes surprenantes du salut en acte (du royaume de Dieu) ; la guérison et la consolation.
Mgr Kockerols a conclu son homélie en nous invitant à la joie, la joie des chrétiens qui vient de la découverte de ces signes du royaume aujourd’hui, ici et maintenant ; ces signes que nous recevons jour après jour.
Le congrès missionnaire s’est achevé par un geste : Les Recteurs Général et Provincial ont planté l’arbre du Jubilé.
©Congrégation Pallottine
Texte frère Abraham Nyangé
Voyage au Rwanda | Journée 5 : Mgr Kockerols de retour au Rwanda
Jeudi 8 Juin, cette autre journée chargée de Mgr à débuté par la célébration de l’eucharistie au Centre Pallottin de Formation accompagné des frères Abraham NYANGE (UP Meiser), Désiré BAKANGANA directeur de ce Centre et Père Eric NIYIKIZA (Etudiant à l’UCL). Dans son homélie, il a partagé des réflexions inspirantes tirées du livre de Tobie et de l’évangile de Marc, encourageant la communauté chrétienne à embrasser leur mission quotidienne d’être des anges aux côtés des autres. en effet, il a exhorté les fidèles à être conscients de la mission « angélique » que le Seigneur leur confie chaque jour envers autrui. Il a souligné que nous pouvons tous être des instruments de la volonté divine, apportant réconfort, soutien et amour aux autres.
Aussi, il s’est inspiré de l’analogie d’une roue de vélo pour expliquer l’idée de la communauté chrétienne. Il a comparé le centre de la roue à Dieu, autour duquel convergent tous les rayons. Plus les rayons se rapprochent du centre, plus ils se rapprochent également les uns des autres. Ainsi, Mgr a souligné que plus nous nous approchons de Dieu, plus nous nous rapprochons les uns des autres en tant que communauté chrétienne. Cette image de la roue de vélo résume la réponse de Jésus au scribe lorsqu’il a été interrogé sur le « premier de tous les commandements« .
Mgr Kockerols a également partagé ses impressions et les leçons qu’il a retenues de sa visite à Goma. Il a mentionné trois aspects significatifs de cette expérience. Tout d’abord, il a été frappé par la joie rayonnante présente chez les enfants du Centre Tulizeni, malgré les épreuves qu’ils ont endurées. Ensuite, il a souligné la foi profonde et fervente des chrétiens de Goma, qui s’appuie sur une confiance totale en Dieu. Enfin, Mgr a admiré le courage et la détermination des habitants de Goma, symbolisés par le grand nombre de motos-taxis, témoignant de leur volonté de vivre et de construire ensemble un avenir meilleur.
Ensuite, Mgr, accompagné de ses confrères, a rendu visite à la « pépinière des Pallottins« . Ce lieu est un centre où les aspirants pallottins suivent leur première année de formation. Dans cet endroit, il a pu échanger avec les jeunes aspirants et parler de son expérience en tant que serviteur de Dieu. Cet échange s’est révélé à la fois intéressant et agréable.
De retour au Rwanda, Mgr Kockerols a fait un arrêt à Kinoni, une paroisse située au nord du pays. Fondée en 1951 par les missionnaires d’Afrique et desservie par les pallottins depuis 1984, Kinoni compte environ 15 000 fidèles répartis dans quatre secteurs et douze succursales. Le responsable de cette paroisse est le Père Wenceslas Tegera, originaire de la République démocratique du Congo. La paroisse comprend sept écoles, dont une maternelle appartenant aux Pallottins, qui accueille 80 enfants. Parmi ces écoles, deux offrent des programmes primaires et secondaires dans une même structure.
La visite de Mgr à Kinoni a été fort appréciée. Il a eu l’occasion de rencontrer certains élèves des écoles et des paroissiens.C’était la dernière activité de la journée, mais elle a été marquée par un échange chaleureux et enrichissant. À la fin de la visite, le curé de Kinoni a offert un petit cadeau à Mgr Kockerols au nom de tous les chrétiens de la paroisse : une très belle image de la Vierge de Kibeho. C’était un geste touchant qui symbolisait l’accueil et la gratitude de la communauté envers Mgr Kockerols.
Voyage au Rwanda | Journée 4 : Mgr Kockerols à Goma en RDC
Mercredi 7 Juin, un programme chargé attend mgr Kockerols pour sa deuxième journée à Goma en RDC.
Après un temps de méditation en Forêt et une prière au sanctuaire marial, il a été visité le cimetière du diocèse de Goma. Il a pris un temps pour se recueillir sur les tombes de prêtres morts du covid : le père Xavier Biernaux, missionnaire d’Afrique Belge qui a consacré toute sa vie au Congo et un jeune frère pallottin, tous les deux emportés par le covid en 2021.
Il a ensuite enchaîné avec la visite du Grand Séminaire de Théologie « Jean-Paul II » de Goma. Ce dernier a été fondé par mgr Faustin Ngabu en 2004 alors qu’il était évêque de Goma, l’un des 52 diocèses du Congo. Il accueille actuellement 33 étudiants répartis en 4 années, tous de nationalité congolaise. Mgr Kockerols a été accueilli par le recteur l’abbé Arsène Masumbuko et l’abbé Jacques Letakamba, l’animateur spirituel (à droite sur la photo). Il a eu l’occasion d’échanger également avec deux des professeurs : l’abbé Boniface Ntaganira et l’abbé Daniel Kitsa (à gauche sur la photo).
Son périple du jour l’a ensuite conduit à aller rencontrer le vicaire général du diocèse de Goma, l’abbé Henri Ciza, en l’absence de mgr Willy Ngumbi Ngengele.
Après un crochet dans un centre pour handicapés moteurs (photo à droite ci-dessus), il s’est ensuite rendu au Centre Tulizeni administrée par les Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie. Ce centre d’assistance aux femmes victimes de viols et/ou de violences sexuelles, aux orphelins, et aux filles-mères, a été fondé par la révérende Sœur Marjorie Georgette Tshibang . Tulizeni signifie « tranquilise-toi».Ce lieu accueille les enfants de leur conception ou leur naissance jusqu’à leur majorité pour leur permettre d’être en sécurité, d’être nourris et scolarisés. Ils sont victimes d’une grande précarité, souvent abandonnés, avec des grands traumas. Le Centre Tulizeni accueille des enfants des camps de déplacés et ainsi que d’autres enfants que d’autres structures sociales leur réfèrent. Pour un grand nombre d’entre eux, l’accès à une identité est un enjeu de reconnaissance.
Les objectifs du centre qui accueillent 25 jeunes sont :
- Accueil, prise en charge des filles-mères et/ou abandonnées de 12 à 17ans, les enfants de 0 à 10 ans, orphelins, enfants non accompagnés et/ou abandonnés pendant les guerres.
- Protection de l’enfance et promotion de leur sécurité affective
- Lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants
- Formation professionnelle des filles-mères et enfants abandonnés
- Sécurité alimentaire
- Santé et nutrition
- Education à la paix et à la cohabitation pacifique
- Développement communautaire et lutte contre la pauvreté
- Lutte contre le VIH/SIDA
- Promotion du genre
Accéder à la page Facebook du Centre ici.
Voyage au Rwanda | Journée 3 : Mgr Kockerols à Goma en RDC
Mardi 6 juin, mgr Kockerols après une célébration eucharistique à Gikondo, s’est rendu à Goma en république démocratique du Congo (RDC). Cette ville se trouve dans une région située à l’est du pays, vers la rive nord du lac Kivu.
Goma
Goma est une ville du Congo mais à proximité de la frontière avec le Rwanda. Malheureusement, elle a été souvent marquée par des conflits armés et des troubles politiques dans la région environnante. En raison de sa position géographique, Goma est souvent le point de passage pour les personnes déplacées fuyant les violences dans les zones voisines. La population de Goma est diversifiée et cosmopolite, avec une grande variété d’ethnies représentées. On y trouve notamment les groupes ethniques Hutu, Tutsi, Nande et bien sûr des personnes de nationalité congolaise. A ce titre, les habitants de Goma font face à des difficultés quotidiennes.
De Nombreux camps de déplacés existent dans cette région, comme Kanyaruchinya qui est l’un des plus grands camps.
Camp de réfugié Kanyaruchinya
Le camp de déplacés de Kanyaruchinya, situé près de Goma, a été établi pour accueillir les personnes qui ont fui les violences et les conflits dans la région. Actuellement, le camp abrite plus de 72 000 personnes, dont près de 6 500 sont des sinistrés de l’éruption volcanique récente. Malheureusement, les conditions de vie dans le camp demeurent très précaires malgré les aides limitées reçues jusqu’à présent.
Le camp de Kanyaruchinya fait face à de nombreux défis, tels que l’accès limité à l’eau potable, à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation. Les infrastructures sont insuffisantes pour répondre aux besoins de la population croissante, ce qui entraîne une surpopulation et des conditions de vie misérables.
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© Alain Nkingi
Activité du volcan Nyiragongo à Goma
Le volcan Nyiragongo est l’un des volcans les plus actifs et emblématiques d’Afrique. Il atteint une hauteur de 3 470 mètres, et, est réputé pour son activité volcanique intense. Sa dernière éruption majeure a eu lieu en mai 2021, entraînant des destructions et le déplacement de milliers de personnes dans la région.
Mgr Kockerols préside la célébration eucharistique à Gikondo et visite à Goma (en RDC)
Pour sa troisième journée de voyage de Mgr Kockerols au Rwanda, Mgr a débuté sa journée par une célébration eucharistique à Gikondo. Sa présence en tant que célébrant a été un moment de fort apprécié par ses hôtes et pour tous les fidèles présents. Après cette belle célébration, mgr Kockerols s’est ensuite rendu en République démocratique du Congo (RDC), accompagné de ses confrères, pour la ville de Goma. Sa visite à Goma avait pour principal objet la visite du camp de Kanyaruchinya. Ce fut une visite profondément émouvante car mgr Kockerols a été le témoin des conditions de vie difficiles auxquelles sont confrontés les déplacés .
Après cette visite du camp, Mgr Kockerols s’est rendu au volcan de Nyiragongo, une des attractions naturelles de la région. Cette étape lui a permis de prendre conscience des réalités complexes de la région du Kivu et de la vulnérabilité de ses habitants face aux défis environnementaux et sécuritaires.
Au cours des prochains jours Mgr Kockerols poursuivra sa visite dans le diocèse de Goma pour découvrir d’autres réalités locales. Par la suite, il participera à un congrès missionnaire au Rwanda, suivi du jubilé de la congrégation des pallottins.
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Voyage au Rwanda | Journée 2 : Mgr Kockerols à Kibeho et Kibilizi
Lundi 5 juin, mgr Kockerols s’est rendu à Kibeho après son départ de Butaré qui n’est distant que de 30kms.
Le site d’apparitions de Marie
Kibeho est le seul site reconnu d’apparitions mariales de toute l’Afrique. Pour mémoire, les apparitions se sont produites du 28 novembre 1981 au 28 novembre 1989, fête de la saint Jacques de la Marche, saint réputé pour son rôle de pacificateur et d’adversaire des extrémistes. Kibeho est une ville de 21 000 habitants (chiffre de 2012), située dans une province pauvre au sud du pays. En 1934, les Pères Blancs étaient venus s’y installer et avaient ouvert des écoles qui subsistent encore.
La première apparition, le 28 novembre 1981, est celle que reçoit Alphonsine Mumureke, collégienne de 16 ans. La jeune femme recevra une apparition tous les 28 novembre jusqu’en 1983
En janvier 1982, c’est au tour d’une de ses camarades, Anatalie Mukamazimpaka (parfois orthographiée Nathalie ou Natalie) alors âgée de 17 ans de devenir voyante, ce qui sera le cas pendant 2 années.
Enfin Marie-Claire Mukangango, 21 ans, reçoit des apparitions de mars à septembre 1982. Elle a pour mission de répandre le chapelet des 7 douleurs.
Le bruit des apparitions se répand vite, et, attire une foule de fidèles et de curieux venus de partout en Afrique mais aussi d’Europe et du Canada. Ce sont les premières apparitions pour lesquelles nous avons des images filmées et qui à ce titre, confirme les descriptions antérieures écrites de témoins visuels à Banneux, Beauraing et dans d’autres grands sites mariaux. D’autres voyants se manifestent mais leurs témoignages ne seront pas retenus par l’Eglise catholique. Le 15 août 1988, mgr Jean-Baptiste Gahamanyi, évêque de Butaré, approuve le culte public de ND des Douleurs. Le 21 juin 2001, le Vatican reconnaît la validité des récits d’apparition à Kibeho.
Le message délivré à Kibeho
La Vierge, mère du Verbe, appelle intensément à la conversion des cœurs, au repentir et à vivre une foi vivante. Elle commande la récitation du chapelet quotidien et du rosaire. Elle révèle l’imminence d’un grand danger : la vision du 15 octobre 1982 montre des cadavres et des rivières de sang. Remplissant d’effroi et d’affliction les voyantes, elle est prémonitoire du génocide de 1994-95. Notre Dame des Douleurs alerte sur l’état du monde, et, son message est universaliste.
Que sont devenues les voyantes ?
Alphonsine est devenue religieuse clarisse et vit actuellement en Italie après avoir été en Côte d’Ivoire.
Marie-Claire épousera un journaliste et tous deux décéderont lors d’un massacre.
Anathalie qui fuira vers le Congo et le Cameroun, reviendra à Kibeho, fidèle à sa promesse faite à la Vierge d’y rester. C’est elle que mgr Kockerols a rencontré hier et avec laquelle il a pu échanger lors d’un entretien privé avec le père François Harelimana, recteur du sanctuaire, et, du chapelain, le père Jean-Pierre Gatete.
Mgr Kockerols en visite au sanctuaire de Kibeho et au centre pour enfants handicapés de Kibilizi
Les Pallottins au nombre de quatre sont responsables du sanctuaire. Il accueille chaque année 800 000 pèlerins venus de partout au Rwanda mais aussi de toute l’Afrique et du reste du monde. La statue du père fondateur de la congrégation, Vincent Pallotti, est présente sur le site.
Après cette matinée bien remplie, mgr s’est dirigé vers Kibilizi où il a visité un centre de vie pour jeunes handicapés mentaux. Le 1er juin 2020, la Province Sainte Famille sera en possession légale d’un grand centre pour les enfants atteints d’un handicap mental racheté à une ONG allemande « Wir für Rwada ». Le centre s’appelle depuis Pallotti Children’s Hope Centre. Les enfants souffrant d’un handicap mental, parfois rejetés par leurs familles à cause de leur handicap mental ou physique, sont accueillis dans ce centre : il est pour eux « leur abri », « leur nourriture », « leur médicament » et surtout leur espérance en Jésus-Christ, apôtre du Père éternel, selon la déclaration de reprise du site.
Informations pour effectuer une donation au centre pour enfants.
Au programme également, une rencontre avec mgr Célestin Hakizimana, évêque de Gikongo.
Aller sur le site du Pallotti Children’s Hope Centre.
Visiter le site du sanctuaire de Kibeho.
Photos ©Tous droits réservés
Journée 1 : Mgr Kockerols à Gikondo et à Butaré
Pour sa première journée au Rwanda, Mgr s’est rendu à l’église de Gikondo. Gikondo est une région (Imirenge) du Rwanda faisant partie de la province de Kigali et du district de Kicukiro. Lors de sa visite, il a eu l’occasion de célébrer la messe, suite à quoi il a échangé avec des paroissiens et donné des bénédictions. Il a aussi échangé avec plusieurs responsables de la communauté notamment avec le recteur de la communauté de Gikondo, Jean de Dieu Kasereka. La maison provinciale comprend 9 frères et outre le service pastoral à la communauté locale, ils assurent le service au sanctuaire de la Miséricorde Divine.
Après cette première visite, Mgr s’est rendu à Butaré qui se trouve à 120 kms au sud de Gikondo, et, est la principale ville de la province du Sud : Butare est également le siège de l’université nationale et généralement considérée comme la capitale universitaire du pays. Butare a une population de 90 000 habitants.
Mgr Kockerols a été à la maison de formation « La Maison de Nazareth » à Butaré, où il a rencontré les séminaristes qui y suivent leur formation. Cet établissement de la communauté des Pallotins est dirigé par le Père Télésphore NIYITEGEKA (Recteur) et le Père Eugène HAKIZIMANA (Vice-Recteur). Le noviciat accueille aujourd’hui pour 11 mois 13 novices de 6 nationalités : 5 Congolais, 4 Rwandais, 1 Ivoirien, 1 Tanzanien, 1 Kenyan et 1 Burkinabé. Durant cette année d’étude, ils apprennent la spiritualité et le mode de vie propre à la congrégation Pallottine. Après cette année, ils poursuivent soit en philosophie, soit en théologie ailleurs.
Ces premiers jours ont été riches en émotion grâce à l’hospitalité de la communauté rwandaise. Demain lundi 5, Mgr Kockerols se rendra au sanctuaire marial de Kibeho, qui se trouve dans un petit village au sud du Rwanda.
© Photos communauté des Pallottins
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Voyage au Rwanda | Mgr dans la communauté des Pallottins
Ce samedi 03 Juin Mgr Kockerols s’est rendu au Rwanda dans le cadre de son séjour de 10 jours qu’il effectuera au Rwanda et au Congo pour participer au Congrès Missionnaire à Kabuga. Il a été invité par la congrégation des Pallottins au congres Missionnaire à Kakuga, les deux journées de festivités en l’honneur du jubilé de province de Sainte Famille.
Présentation de la communauté des Pallottins
En 1890, le Saint-Siège demande aux Pallottins allemands de prendre en charge le territoire du Cameroun. Le Père Heinrich Vieter et le Père George Walter ainsi que six frères pallottins arrivent au Cameroun et ils y le 25 octobre 1890. Ensuite le père Alojzy Majewski, travailla comme missionnaire jusqu’en 1907 avant de partir pour la Pologne y fonder la toute première communauté pallottine. C’est la fondation de la Province Pallottine polonaise du Christ-Roi.
Comment les membres de cette dernière arriveront-ils dans la Région des Grands Lacs ? C’est à la demande de Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi, évêque de Butare, que les Missionnaires Pallottins de la Province Polonaise Christ-Roi sont arrivés dans la Région des Grands Lacs. Le premier groupe de 10 missionnaires est arrivé au Rwanda le 8 Juin 1973. Dès leur arrivée au Rwanda, ils ont principalement pris en charge les paroisses dans le diocèse de Butare à Mugombwa et plus tard à Kansi et Gikongoro (qui n’était pas encore un diocèse créé); dans l’archidiocèse de Kigali à Masaka, Gikondo et Kabuga ; dans le diocèse de Kabgayi à Kinazi et Ruhango.
Plus tard, ils seront dans la paroisse Kibeho, Diocèse de Gikongoro et à Kinoni, diocèse de Ruhengeri. En plus des paroisses, l’apostolat des Pallottins s’est étendu aux autres œuvres avec l’ouverture de l’Imprimerie/Editions Pallotti Presse, de différentes maisons de formation dont le noviciat à Butare et centres spirituels ; et aujourd’hui, les sanctuaires (de la Miséricorde Divine à Kabuga, Jésus Miséricordieux à Ruhango et sanctuaire marial à Kibeho) ainsi que l’Action Familiale au Rwanda et Fondation Pallotine pour la Famille qui a vu son jour en 2017.
En Juin 1981, les Pallottins ont commencé la mission au Zaïre (aujourd’hui République Démocratique du Congo) et ont servi dans les paroisses de Rugari et Rutshuru dans le diocèse de Goma. Dès 1986, la première Communauté a été érigée à Bruxelles en Belgique. Le 3 Mai 1988, la Délégature est devenue Région Sainte Famille dépendante de la Province Christ Roi.
En 2015, cette Région a été canoniquement érigée en Province, selon la loi SAC numéros 89, 311 et 312 et la Décision de la XXe Assemblée Générale, numéro 8.
Cette Province Sainte Famille est la première en Afrique. Elle a un caractère international et interculturel, puisqu’elle est composée de 111 membres originaires de trois Pays : Pologne, Rwanda et République Démocratique du Congo.
En 2021, les Pallottins comptaient 2328 membres au monde.
N’hésitez pas a visiter le site de la SAC-PSF ( Province Sainte-Famille de la communauté des Pallottins)












