3e dimanche de Carême | L’évangile commenté par Marie de l’UP des Sarments Forestois

 

Durant tout le carême, nous vous proposerons un commentaire inédit de l’évangile du dimanche rédigé par une personnalité bruxelloise du monde catholique (ou d’une autre confession chrétienne) : prêtres, diacres, laïcs ou encore religieux/religieuses.

Outre le commentaire ou la méditation, c’est l’occasion de vous présenter ces auteurs. Nous vous parlerons brièvement leurs engagements ainsi que des lieux ou institutions où ils exercent leurs ministères ou bénévolats au service du Christ.

En ce troisième dimanche de carême, c’est Marie de Wilde qui nous commente l’évangile du jour.

Retrouvez les trois premiers épisodes de la série à ce lien.

Portrait de l’auteur : Marie de Wilde

Les chemins du Seigneur sont parfois … surprenants ! Marie a travaillé comme infirmière pédiatrique de longues années, tout en étant catéchiste à la paroisse Saint-Pie X à Forest. Il y a 8 ans, elle est devenue animatrice pastorale dans l’UP des Sarments Forestois et membre de l’équipe décanale du doyenné Bruxelles Sud.

Pour cette épouse et mère de quatre ados et jeunes adultes, les défis à relever sont nombreux dans l’Eglise de Bruxelles. Cette période de synode est pour elle une chance d’aller aux périphéries et ré-interroger les façons de témoigner du Christ. Car l’annonce joyeuse de l’Evangile est son moteur à chaque rencontre, et tout particulièrement dans le cadre de sa mission en unité pastorale, auprès des familles, enfants et ados rencontrés, sans oublier les jeunes des écoles chrétiennes forestoises.

Le commentaire de l’évangile du dimanche 20 mars: « Je commence demain »

Évangile selon saint Luc, chapitre 13, versets 1 à 9.

« Je commence demain ». Quel est le lien entre ce titre d’une chanson que vous connaissez sans doute et l’évangile de Luc, en ce 3ème dimanche de carême ?

Deux évènements tragiques sont rapportés à Jésus :  le massacre de Galiléens par Pilate, ainsi que ces 18 hommes tués par la chute de la tour de Siloé. Bien sûr la question du mal est posée, ainsi que de celle de l’origine de la souffrance (éternelles interrogations qui nous mettent mal à l’aise).  Les disciples émettent alors l’hypothèse d’une réponse : un lien entre la punition (des malheureux) et les péchés commis. Mais Jésus les détrompe et les incite à ne pas chercher à expliquer la souffrance par le péché. Néanmoins, dit-il avec force : « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ». Et c’est justement à cela que Jésus nous invite, toi, moi, chacun de nous : à la conversion.

Si le ton est grave, pressant, avec ce double récit, c’est que l’évangéliste veut attirer notre attention sur cette urgence à la conversion demandée par Jésus.                     

Et puis… suit cette curieuse parabole du figuier stérile. N’aurions-nous pas, comme le maître, été tenté de le faire couper (puisqu’il ne portait pas de fruits), plutôt qu’il ne continue à épuiser le sol ? Heureusement le vigneron plaide pour encore un peu de patience : il va prendre soin de cet arbre, lui donner une chance… Sera-t-il entendu par le maître des lieux ?   

C’est ce que Jésus nous rappelle: sa grande patience et profonde miséricorde envers chacun d’entre nous. Et en même temps, il nous presse à la conversion. Nous ne sommes pas sur terre pour vivre desséchés et égoïstement repliés sur nous même, mais bien pour porter du fruit.

Non pas demain …. Mais aujourd’hui même ! C’est ici et maintenant, que nous devons convertir  notre cœur et faire pleinement confiance au Seigneur. Uni à lui, guidé par son Esprit, nous pourrons alors porter du fruit (chacun selon les dons reçus) et témoigner de Son amour à tous nos frères et sœurs.

 

© texte du portrait: Marie de Wilde, adapté par Sébastien De Bock
© photos: propriété de Marie de Wilde – G.Hagedorn (le figuier)