Projet Périphérie 2020 | mgr Kockerols au Souffle de Vie

Dans le cadre du projet Périphérie, Jacques et Micheline Philippe, les fondateurs de l’asbl Souffle de Vie ont reçus vendredi 14 février mgr Kockerols et Marie-Françoise Boveroulle en charge de la solidarité au sein du Centre Pastoral de Bruxelles.

La journée a été rythmée par les témoignages des fondateurs, de bénéficiaires ainsi que de bénévoles. Cela a été aussi l’occasion de découvrir le siège de l’asbl à Uccle et son mode de fonctionnement.

En effet, depuis 32 ans, Jacques et Micheline accueillent et soutiennent les personnes qui rencontrent des difficultés liées à leurs grossesses ou qui ont avorté. Leur aide psychologique, spirituelle, matérielle et physiologique ne tient compte ni de la nationalité, ni de la religion ou athéisme de la personne. Elle n’est pas non plus limitée dans le temps.

Chaque année, c’est quelques 300 appels de détresse émanant de la personne elle-même, d’un membre de son entourage ou bien d’hôpitaux ou de CPAS parfois.

Au fil du temps, le projet a cru avec la création d’un réseau plus étendu : une antenne à Namur, une autre près d’Anvers et depuis peu le démarrage d’une maison de vacances à Pesche. Le Souffle de Vie essaime aussi à l’étranger : à Goma en RDC et à Kibungo au Rwanda.

Au départ de cette vocation, le décès d’un neveu handicapé dans un orphelinat à l’âge de 3 ans leur a inspiré le sens de leur action alors que tous jeunes parents, ils décident d’accueillir des enfants handicapés et de soutenir les personnes ou familles pour qui la grossesse est une épreuve. En Belgique, rien de ce genre n’existait alors. Au fil du temps, alors que leur propre famille s’étoffe avec l’arrivée d’enfants, 14 au total, ils se consacrent totalement à la jeune asbl.

Ce vendredi matin, nous sommes bouleversés par le témoignage de cette femme qui avait choisi l’avortement puis réalisant la gravité du geste posé, a entamé une lente descente aux enfers jusqu’à la tentative de suicide. Son appel à l’aide entendu par Micheline et Jacques va être le point de départ d’un chemin de guérison, de pardon et de réinvestissement de sa foi. Aujourd’hui, mariée et maman, elle et son mari sont devenus famille d’accueil pour le Souffle de Vie.

Autre temps fort de la journée fut la rencontre de la petite M’mah de deux mois et de sa maman réfugiée. Dans un squat des Marolles, la fierté de cette dernière nous présentant son magnifique bébé contraste avec son histoire de vie faite de violences et de ruptures subies. Grâce à l’aide combinée de bonnes volontés dont le Souffle de Vie, la jeune femme a trouvé un logement temporaire salubre et de quoi prendre soin de son enfant dans l’espoir de se voir attribuer rapidement un statut de réfugiée.

©Hellen Mardaga

Enfin, Meriem, la fille de Jacques et Micheline, se joint à notre déjeuner car même si elle mène une vie professionnelle et personnelle active, elle reste impliquée en tant que bénévole dans le Souffle de Vie où elle prend part au tri des vêtements notamment. Car c’est près d’une quarantaine de bénévoles qui travaillent dans l’ombre ; cette armée bienveillante voit aussi son action renforcée par les donateurs qui apportent eux leur soutien matériel, ainsi que des priants.

« Je vous ai choisis pour que vous portiez du fruit et du fruit en abondance. »

@Anne Périer

Visiter le site du Souffle de Vie.

Lire l’article en néerlandais d’Hellen Mardaga sur Kerknet.

Accéder à l’article de Périphérie 1 consacrée à Rizome asbl.

Ecouter l’interview avec les fondateurs de l’ASBL : ( début 35:49)